dimanche 21 juin 2020

A PROPOS DE L’ASSASSINAT DE SAINT-FEUILLIEN


A PROPOS DE L’ASSASSINAT DE SAINT-FEUILLIEN
                                                                                                      Transcrit par M. Pierre Fils

Selon l’esprit de son temps nous livrons ici un texte concernant la mort de Saint-Feuillien : 
Ce texte est extrait du livre "Légende des commandements de Dieu - J. Collin du Plancy" - Paris - Paul Mellier, libraire éditeur.
« "L'expiation est la source du crime aussi exactement quelques fois que le jour est la suite de la nuit" - Philou.
Et vous vous étonnez, bonnes gens de Seneffe, de vous voir encore disséminés, commune écartelée en sept ou huit hameaux, au lieu, de vous pavaner riante petite ville agglomérée dans votre beau site du Hainaut pittoresque ? Mais vous oubliez donc ce que vos pères ont Laissé ? Un crime s’est commis chez vous : Qu’avez-vous fait pour l’expier ? Un forfait qui a troublé ces mêmes sentiers où vous vous promenez insouciants (dans) vos rêveries eut lieu en l’année 655. Il y a longtemps de cela[1].
Mais il faut de longs parfums de vertu pour enlever tout à fait les vapeurs empestées des mauvaises actions.
Le jeune roi Clovis II venait de mourir, et Bathilde, cette douce et pieuse reine, que ses vertus avaient tirées de sa condition d’esclave pour la placer sur le trône, allait gouverner comme régente, elle ne cherchait que Dieu et la solitude.
Clotaire III et Chilpéric II, ses fils, étaient encore enfants.
C’était donc le 31 octobre 655.
Un homme de Dieu, venu d’Irlande pour apporter la foi chez nos pères, menant dans nos sauvages contrées la dure vie de missionnaire, offrant partout la paix, le salut et les discours qui consolent, recevant les grossières injures, les hideuses menaces et les mauvais traitements, parcourant un pays où déjà son frère Fursy avait trouvé la mort, foulant une terre que le sang de plus d’un martyr avait déjà arrosée et marchant parmi les hommes, avec plus de périls que le voyageur sans armes dans les forêts où habitent le tigre et la panthère. Seulement (quelques) monastères s’étant élevés en certains lieux ; il y avait çà et là quelques gîtes où il rencontrait des Frères.

Cet homme était de sang illustre[2]-[3], on dit même que le souverain pontife lui avait conféré la dignité d’évêque.
Les Bollandistes nous ont conservé la touchante histoire de son origine :   
Au temps où régnaient dans les Gaules les petits enfants de Clovis, il y avait en Irlande un roi qui se nommait Finnloga. Le pieux évêque Breudan était son frère. Aedin, un des rois de l’Ecosse, avait une fille merveilleusement belle, qui avait nom Gelgès, et qui était chrétienne en secret. Le fils du roi Finnloga en devint épris et l’épousa devant les autels. Ma mère seule de la princesse avait permis cette union qu’il fallut cacher au roi Aedin, implacable ennemi de la foi, mais il en fut bientôt informé ; il fit saisir sa fille et la condamna à être brûlée vive. Prières et supplications ne purent l’attendrir. En vain, ses proches parents et les plus vénérés personnages lui représentèrent que l’homme ne pouvait séparer ce que Dieu avait uni. Il fit apprêter le bûcher.
Alors, soit que la bonté du ciel eût fait un miracle, soit que par une cause naturelle qui n’est pas expliquée, la triste Gelgès n’eut pas plutôt mis le pied sur les tisons enflammés qu’ils s’éteignirent. Son père ne fut pas touché par cette merveille, cependant on obtint de lui la vie de sa fille qu’il condamna à un exil perpétuel. Elle se retira avec son époux chez le bon évêque Breudan et dona le jour dans l’exil à trois fils : Fursyn, Foillan et Ultan. Ils étaient déjà grands lorsque, leur grand-père Finnlogan étant mort, ils virent leur père élevé au trône
Au lieu de le suivre dans les grandeurs, instruits par Breudan, ils résolurent de se consacrer entièrement au service de Dieu, et ils s’embarquèrent pour les Gaules » [4].
Nous avons déjà dit que Fursy avait atteint le but de ses travaux. Foillan, le second frère, se disposait le 31 octobre 655, à partir pour Nivelles, où il avait pris un peu de repos. Depuis trois ans que la vertueuse Iduberge, épouse de pépin de Landen était morte dans le monastère de Nivelles qu’elle avait fondé, c’était sa fille Gertrude qui en était abbesse. Elle-même, bientôt, si jeune encore, allait passer à la vie éternelle.
Gertrude et sa mère avaient donné à Foillan, en 633, le domaine de Fosses où il y avait fondé une église et un monastère. La tour bâtie par lui n’a pas encore disparu.
Avant d’aller rejoindre son frère Ultan au monastère de Fosses dont il avait la conduite, Foillan[5] voulait célébrer la fête de tous les saints avec le bienheureux Vincent Maldegher, son ami. Il se remit en route, il prit à travers les clairières qui couvraient le pays, le chemin de Soignies où il devait trouver l’hospitalité de la nuit dans le monastère de Vincent. Il marchait, la prière à la bouche et al prière au cœur. Après qu’il se fut avancé dans des sentiers capricieux, à peine tracés, où il ne rencontra que le désert et le silence, il aperçut enfin quelques habitations humaines, des toits de chaume, des huttes de bûcherons, des métairies, c’était Seneffe.
Ce pays s’appelle Seneffe, vu que la Senne y fait une esse. Cette petite rivière toutefois n’y fait qu’une esse à présent que pour s’en éloigner, nous aimons mieux nous appuyer de la légende de saint Foillan, qui appelle ce lieu Soneffe[6] : parce qu’il était, ainsi que Soignies, dans la forêt de Soigne, dont le nom celtique ou flamand est dû au soleil, qu’on y adorait[7].
En arrivant à Soneffe ou Seneffe, Foillan, qui s’était un peu égaré, voyant qu’il se faisait tard et qu’il avait à peine achevé la moitié de sa route, entra dans une chaumière et y demanda des guides. Les mines effroyables et les regards farouches des sauvages habitants de la cabane eussent troublé tout autre que le missionnaire, mais comme cette glace des contes orientaux, qui ne réfléchissait pas les objets informes, le cœur d’un saint ne peut soupçonner le mal.
Moyennant un salaire convenu, deux guides s’offrirent pour conduire Foillan. Sur un signe qu’ils firent à deux autres de leurs robustes compagnons, ceux-ci les accompagnèrent encore, et   la nuit venait, une de ces nuits tristes et brumeuses qui signalent novembre.
De temps en temps, par le chemin âpre et inégal, Foillan parlait à ses guides, qui lui répondaient peu. Il reconnut vite qu’ils étaient encore païens et il soupira. Il les entretenait doucement de Dieu, de sa bonté et de sa clémence, de sa mansuétude, de sa miséricorde, des récompenses éternelles qu’il réserve surtout à ceux qui ont souffert, il leur montrait ses bras paternels toujours ouverts aux pauvres humains, il disait quelques paroles pénétrantes de l’immense sacrifice de la croix. Pour toute réponse, il n’obtenait que des grognements inexplicables qui lui tombaient tellement sur le cœur. Il se taisait alors, il priait pour ces pauvres gens, puis il reprenait encore son doux langage. C’était alors comme dit le bienheureux Denis le Chartreux, répandre du lait dans le marécage ou du miel dans un monceau de cendres.
Le saint arriva avec ses guides en un lieu de la forêt où était adorée une idole stupide et vaine – selon les uns Appolon ; Theutalès selon les autres, - Thor, peut-être.
Là, soit que ces hommes à qui Foillan donnait la lumière, aient voulu le contraindre à sacrifier comme eux aux ténèbres, soit qu’ils n’aient songé qu’à le dépouiller[8], se jetèrent sur lui, l’assommèrent de leurs bâtons et, insensibles à cette voix qui s’éteignait en priant pour eux, ils laissèrent le corps inanimé et reprirent le chemin de leurs tanières.
La nuit se fit tout à coup plus froide et plus rude, un vent violent se mit à hurler dans les vieux arbres, une grêle furieuse poursuivit les assassins qui se jetèrent sans remords sur la paille de leur couche grossière. L’hiver, accélérant sa marche, venait d’éclater avec rigueur. Le lendemain matin, une neige épaisse, qui pendant trois mois ne devait pas fondre, couvrit la terre de cette contrée, novembre et décembre passèrent sans qu’on revît le soleil.
Cependant les compagnons de Foillan s’inquiétaient de son absence prolongée. On était troublé de ne point l’avoir vu aux fêtes de noël qu’il célébrait ordinairement à Fosses. Sa disparition effrayait les monastères. Ultan, comme il était en prière, répétant tristement le nom de son frère chéri, vit passer une colombe blanche comme la neige, mais dont les ailes étaient rougies d’un sang fluide.
Une vision semblable frappa Gertrude, et le 15 janvier 656, un avis fut donné à la pieuse abbesse, dans sa cellule de Nivelles, qu’en un lieu de la forêt de Soigne la neige était rouge. Le lendemain 16, la sainte s’y rendit, guidée par une vapeur sanglante qui se voyait de loin, et qui montait comme une colonne diaphane du lieu où reposait le martyr, jusqu’au ciel.
On découvrit le corps de Foillan. Il fut porté en pompe à Nivelles, où l’on voulait le posséder, mais Ultan désirait qu’il soit enterré à Fosses, comme il l’avait demandé souvent. Pour gagner ce monastère, il fallait traverser la Sambre, alors débordée par le dégel subit. On raconte que Gertrude ordonna de laisser libres les chevaux qui conduisaient le cercueil et qu’ils passèrent, suivis de la foule, dans le lieu qu’on a toujours appelé depuis le gué de sainte Gertrude.
Les habitants du canton où le corps du martyr était resté abandonné soixante-dix-huit jours, élevèrent sur le lieu même une chapelle qui devint par la suite une très belle église, à laquelle se joignit en 1125 une abbaye de Prémontrés.
La couleur de la neige qui avait révélé le lieu du crime avait donné à ce lieu le nom de Rood (rouge), dans les titres latins : Rodius, c’est le Rœulx, importante seigneurie du Moyen-âge, aujourd’hui encore jolie petite ville.
Vous vous excuserez peut-être gens de Seneffe, en vous appuyant du texte de quelque légendaires qui, ne chargeant pas spécialement les gens de vos cabanes, se bornent à conter que le bon saint, à un carrefour de votre territoire, rencontra des brigands qui l’assassinèrent.
Mais quoi qu’on ne dise pas duquel de vos hameaux sont sortis les félons, prenez-en tous la sombre responsabilité.
Si vous avez expié, expiez encore, où vous resterez disloqués en hameaux, entre le Rœulx, Nivelles et Soignies, devenus des villes.
Quant à vos quatre assassins infâmes, ne cherchez ni leurs huttes, ni leur descendance. Leurs huttes ont disparus, leur descendance est éteinte ; Dieu règne et gouverne, et la race des méchants est vite arrachée. On vous citera d’honnêtes familles qui ont dix siècles de généalogie et qui remonteraient plus haut, si elles avaient gardé leurs titres. Mais vous ne trouverez nulle part (plus de) trois générations de coquins. C’est à y songer un peu ».


[1] « Nos nobiles, cœnobiorum opes ad nos trasimus. Nunc opes nostras equestres illæ comederunt, et comsumpser unt hæ cœnobiales, ut ne que cœnobiales neque equestres amptius habeamus » (cité par Feller, p.2).
[2] « Sed longe animo quam cerne mobilitor » (Corn. De Smet, dans Ghesquière).
[3] Corneille de Smet, Joseph Ghesquière et  Isfr. Thijs, Acta Sanctorum Belgii selecta (antérieurs à 729). Bruxelles et Tongres, 1783-1794,  6 vol. in 4°
[4] Manuscrit Rubas Vallis, dans Ghesquière. Joseph Ghesquière, est un jésuite, numismate et érudit belge, historiographe de l’empereur d’Allemagne, né à Courtrai en 1731 et mort en 1802. Il fut admis parmi les bollandistes en 1762 et prit une part active à la continuation de leur œuvre.
[5] Dans les légendes latines Foillanus, quelques fois Foillianus ; dans les vieux écrivains français : Foignan. Les villageois l’appellent saint Feuillien.
[6] Sonefia ; -  et dans une charte de Burchard, évêque de Cambrai, 1182, Senophia
[7] Zon-Bosch, bois du soleil
[8] Quamvis ex fidel catholicæ odio trucidam nemo nos doceat (Corneille De Smet, dans Ghesquière)

vendredi 8 mai 2020

HOMMAGE À NOS POMPIERS


                                                                        Claudine Delbruyère-Debelle
            La Sécurité est un élément important dans la vie de tous les jours, et les incendies et autres catastrophes en constituent les aléas. Le service des Pompiers fait partie de la Sécurité civile belge.
La Sécurité civile belge est l'organisme chargé de la protection et de l'aide à la population en Belgique. Elle est divisée en trois branches :
-           Une branche administrative - la direction générale.
-           Les services régionaux d'incendie, corps des sapeurs-pompiers.
-           La protection civile.
Tous dépendent du Service public fédéral Intérieur belge (anciennement ministère de l'Intérieur), excepté l'aspect aide médicale urgente (dite : les « Ambulances »), et le corps de sapeurs-pompiers qui lui, dépend du Service public fédéral Santé publique.
La Sécurité civile belge est composée de 19.000 hommes et femmes, professionnels, volontaires et agents administratifs.
Nous nous pencherons dans cet article, sur le corps des sapeurs-pompiers.
Les pompiers assurent les missions d'urgence en cas d'incendie, d'accidents, de catastrophes, etc. (Missions classiques des pompiers), mais aussi les missions d'aide médicale urgente (ambulances urgentes).
Ils sont repartis en 34 zones de secours depuis Ia réforme de la sécurité civile entrée en vigueur en 2014 et sont environ au nombre de 17.000, volontaires et professionnels confondus, répartis dans les 251 anciens services régionaux d'incendie."

Petite histoire des pompiers en Belgique
Les premiers corps de sapeurs-pompiers à proprement parler apparaissent dans les villes autour de la fin du 18e siècle. Citons, par exemple, le corps des pompiers de Bruxelles créé le 15 août 1800, alors que la Belgique n'existe pas encore en tant qu’état indépendant.
Les communes ne disposant pas de services de pompiers, s'accordent alors avec leurs voisines pour en bénéficier, moyennant généralement une compensation financière. Les grandes villes (Bruxelles, Anvers, Liège, Gand etc.) se dotent petit à petit de corps professionnels, tandis que multitude de corps volontaires apparaissent dans certaines communes rurales.
De grandes catastrophes surviennent aux cours des temps et peu à peu, des lois sont instaurées pour améliorer le fonctionnement des services. II faut rappeler, entre autres, dans notre pays, l'incendie du « Bois du Cazier » en 1956, l'incendie de « l’ Innovation » à Bruxelles en 1967, la catastrophe de « Ghislenghien », le 30 juillet 2004. Chaque fois, des réglementations nouvelles sont instaurées en vue de perfectionner la protection des travailleurs et de la population.
La première loi régissant réellement l'organisation des services d'incendie en Belgique est celle du 31 décembre 1963. Elle fut complétée par l'arrêté royal du 8 novembre 1967 précisant les responsabilités des gouverneurs de province, des bourgmestres et des chefs de corps. II définit également les divisions en catégories (C, X, Y, ou Z) des différents services régionaux d'incendie (SRI), qui est la dénomination officielle de l'époque. (Communaux.)
En 1964, la loi du 8 juillet instaure la mise en place du numéro d'appel "900", pour l'aide médicale urgente, mais qui sera également utilisé pour contacter les services de pompiers. Sont alors créés 16 centrales de réception d'appels, pour couvrir les 40 zones téléphoniques du pays et redistribuer les appels d'urgence vers les casernes territorialement compétentes.
En 1987, le numéro d'urgence devient le « 100 » et sera petit à petit remplacé par le numéro d'urgence européen « 112 », au début des années 2000.
Pour combler encore les lacunes dans l'organisation des secours en Belgique, une loi sur la sécurité civile du 15 mai 2007 qui divise le pays en 34 zones de secours à l'instar de celui des zones de police. Certaines zones commencent alors à former des pré-zones opérationnelles (P,Z,O,) afin de mettre en place les différents changements que la loi impose. Cette loi sera suivie par plusieurs autres ainsi que par des arrêtés royaux qui fixent les modalités pratiques et techniques.
L'organisation des secours se fait actuellement au niveau communal et provincial bien que les services d'incendie soient une compétence fédérale. Ainsi, chaque entité (commune, province, état) a une part à jouer dans l'organisation des pompiers et participe financièrement au fonctionnement des services de secours.
Les services d'incendie belges sont placés sous l'autorité du Bourgmestre de la commune dans laquelle se trouve le service. Ce dernier est donc légalement le responsable des pompiers. Bien entendu, sur le terrain et en pratique, c'est le commandant du service qui est responsable de la direction des opérations et de Ia gestion de son service. Le Bourgmestre a l'obligation de protéger sa commune et ses habitants contre le feu et les catastrophes, donc de se munir d'un service de pompiers ou de passer un accord avec la commune la plus proche disposant d'un service d'incendie, afin que celui-ci couvre le territoire de la commune qui n'en dispose pas.
Le gouverneur de la province fixe les communes d'implantation et la composition des services. Dans certaines provinces, Ia province intervient également dans l‘achat et le financement de matériel et de véhicules. De plus, les centres de formations des pompiers et des ambulanciers sont généralement organisés à l'échelle provinciale.
L’état fédéral intervient dans le financement et l‘achat de matériel (notamment via des marchés globaux) ainsi que dans les différentes législations déterminant les règles générales des services d'incendie (comme les différentes missions à effectuer etc.). Deux ministères sont concernés par les services d'incendie : le service public fédéral Intérieur pour les pompiers à proprement parler et le service public fédéral Santé publique pour tout ce qui concerne l'aide médicale urgente (les ambulances).
Cependant les dotations de l'état étant généralement insuffisantes, les communes (et parfois les provinces) doivent régulièrement intervenir pour compléter le matériel des casernes afin de maintenir les services dans un état de fonctionnement acceptable. C'est là tout l'atout de la réforme de la sécurité civile de 2014, qui permettra, entre autres, un meilleur investissement du fédéral, une décharge financière des communes et une meilleure répartition des moyens, via le système des zones de secours.


Numéros d'appel
Le premier fut instauré dans les années 1960 :
                    Le « 900 » : dès l'apparition du téléphone, ce moyen s'avéra plus qu'efficace pour prévenir les secours en cas de sinistre. Au départ, chaque caserne disposait de son propre numéro. En 1959, la première centrale d'appels unifiés vit le jour à Anvers faisant office de centrale test. Cinq années plus tard, la loi relative à l'aide médicale urgente (A.M.U., autrement dit les ambulances urgentes, gérée également par les pompiers) instaure le « 900 » comme numéro unique partout dans le Royaume.

                    Le « 100 » : le 30 octobre 1987, le « 100 » est choisi comme nouveau numéro unique pour les pompiers et les ambulances. Ce changement est notamment dû aux normes européennes voulant que le numéro des secours dans l'Union commence par le chiffre 1 ».
      Le « 112 » : les pompiers et les ambulances et l’aide policière.
      Le « 101 » : l’Aide policière d'urgence en Belgique.
      Appelez le 1722 en cas de tempête ou d'inondation.
Le numéro 112, est, comme ses prédécesseurs, gratuit. II peut être composé de n'importe quel téléphone, même d'un téléphone portable ne disposant pas de carte SIM. Les centrales d'appels de secours actuelles reconnaissent également certains numéros d'appel "internationalement connus"  comme le numéro américain 911, qui fonctionne en Belgique.
La fonction de pompier requiert une formation très poussée dans la lutte à mener contre le feu, et leur équipement doit être sérieusement adapté aux différentes circonstances à affronter. Récemment, certaines casernes ont reçu des tenues spéciales, propres à protéger davantage les hommes du feu : des tenues d'incendie « anti cancer ».
En effet, trois zones de secours en Wallonie (Liège, Namur, Wallonie picarde) ont décidé d'équiper leurs pompiers de tenues d'interventions flambant neuves. Elles seront jaunes et, surtout, permettront d'éviter au maximum les contacts entre l'homme du feu et son équipement contaminé par diverses particules lors des interventions. Particules qui, d'après différentes études, accentuent largement les risques de cancer.
Dans la zone à Seneffe, le service est préparé aux interventions dans le zoning industriel dit « de Feluy », zone « Seveso », en l'occurrence !
A plusieurs reprises, des accidents se sont produits dans le zoning ou dans d'autres entreprises, ou même dans d'autres cas au sein de nos villages et les pompiers sont intervenus avec compétence, comme partout ailleurs dans le pays, et partout dans le monde ou ce service existe.
 En 2019, un article d'un journal de la région relatait il y a quelque temps le fait divers suivant
« Un chauffeur de poids lourd néerlandais a volontairement incendié une voiture a Houdeng, près de La Louvière.
II a été privé de liberté et entendu par un magistrat mercredi, a indiqué le parquet de Mons. L'incident s'est produit mardi soir sur la plateforme logistique de Garocentre à Houdeng ou les manifestants en gilets jaunes mènent des actions depuis plusieurs jours. Un camionneur néerlandais a incendié Ia voiture d'un des manifestants, a indiqué la presse locale.
Le parquet de Mons, qui a confirmé les faits, a précisé que l'incendie a été rapidement maîtrisé. Le suspect a été privé de liberté et entendu mercredi par un magistrat assisté d'un interprète. »
Au sein du personnel du Service des pompiers, des femmes s'investissent tout autant que les hommes : nous leurs rendons hommage et leur consacrons quelques lignes avec énormément de respect.
Aurélie Meunier a 25 ans travaille depuis trois ans comme pompier professionnel à Braine-le-Comte. Mais qu'est-ce qui a donné, a cette jeune fille, l'idée de faire un métier qui a priori est réservé aux hommes ?
J’ai beaucoup côtoyé de pompiers en intervention de par mon ancienne profession. Cela a dû m'influencer. Très jeune déjà je voulais entrer à la Croix-Rouge. Ce métier est une véritable passion, je crois qu'on peut le dire », explique-t-elle.
Passionnée, elle l’est, et rien ne l'empêche de vivre sa vie professionnelle de manière épanouie. Malgré le faible pourcentage de femmes exerçant ce métier, la discrimination n'a pas lieu d'être. Dans la caserne d'Aurélie, elles sont trois femmes sur un effectif complet de 65 et c'est beaucoup, précise-t-elle. Nous sommes tous sur le même pied d’égalité, je fais tout comme les hommes, j'ai les mêmes brevets, je participe à toutes les sortes d’interventions ».
Et elle en a des brevets, elle est même spécialisée dans les incendies d'avion. « Je me suis tout d'abord retrouvée à l'aéroport de Charleroi. J'ai appris à intervenir sur les incendies d'avions. J'ai également passé un brevet au Canada dans cette discipline. Je suis également dans l'armée belge une formation continue à la base de Florennes », explique Aurélie.
Mais qu'est-ce qui impressionne encore, cette héroïne des temps modernes ? « C’est toujours ce qui touche aux enfants. Ça c'est certain. Par contre, cet été, je suis allée dans les Pyrénées orientales lutter contre des feux de forêt. C'est le plus impressionnant, c'est la folie, c'est difficilement explicable. Les pompiers français ont des techniques particulières, ils les maîtrisent parfaitement ».
Et la peur dans tout cela, a-t-elle déjà eu peur de perdre la vie ? « Pas pendant l'intervention, on n'a pas le temps d'y penser. Après, c'est vrai qu’on y réfléchit un peu plus. Mais ce sont les aléas des interventions », poursuit Aurélie.
Et à toutes celles qui voudraient suivre son exemple, Aurélie donne un dernier conseil : ne le faites pas, si c'est uniquement pour vous mesurer aux hommes. II faut faire ce métier par passion ». En voilà un bon conseil.
Certaines casernes sont disposées à accueillir des femmes dans leurs effectifs, encore faut-il que les bâtiments soient équipés pour organiser cet accueil dans les meilleures conditions. Comme dans tous les domaines, il faut heureusement constater les investissements féminins au sein de fonctions anciennement réservées aux hommes, et dans la fonction de pompier, fonction particulièrement à risques certains, on peut compter quelques exemples de courageuses qui s'y impliquent résolument.




Exposition à Arquennes de la Maison de la Mémoire ayant pour thème  « Les pompiers d'hier à aujourd'hui »,
La Maison de la Mémoire de l'Entité de Seneffe met en évidence, en même temps que la bravoure des pompiers, l'évolution des moyens, du matériel et du fonctionnement de ce service tellement utile dans l'histoire de nos régions et d'ailleurs.
De nombreux incendies se sont produits dans l'Entité de Seneffe, tous ont provoqué des dégâts considérables et même, malheureusement, des mortalités !
L'exposition consacre un volet particulier où sont rappelés quelques incidents particulièrement malheureux qui ont marqué la mémoire des concitoyens des villages de l’entité : incendies mortels chez des particuliers, celui du château Scaron à Feluy, de l'Alcazar à Arquennes.

samedi 8 février 2020

A PROPOS DES DEBITS DE BOISSONS A FELUY


A PROPOS DES DEBITS DE BOISSONS A FELUY
                                                                                                             Alain GRAUX
                                                                                                                                                         
    
S’il n’y a plus que deux cafés dans le village de Feluy, il n’en était pas de même dans le passé. En séance du conseil communal du 11 septembre 1886, on dit qu’il y a dans la commune 118 débits de boissons, soit un sur cinq habitations, un sur sept hommes valides.
A la fin du XIXe siècle et début du XXe siècle, le groupe socioprofessionnel des cabaretiers/cafetiers occupe une place prépondérante.
Les nombreuses brasseries locales alimentaient ces estaminets et cafés, les fermiers locaux vendaient le genièvre qu’ils distillaient[1]
On peut constater que les débits de boissons à consommer sur place recouvrent des réalités parfois bien différentes: cabaret, café, estaminet, auberge, buvette, brasserie, taverne, café/estaminet, café-restaurant etc.
Le vocable "cabaret" est le plus fréquent, il est souvent le lieu où plusieurs professions se jouxtent (ex: cabaretier et  tailleur; cabaretier et coiffeur, etc..). Le cabaret proprement dit ne se distinguait pas de l'atelier ou de la salle de séjour du tenancier.
Il représente la partie la plus basse de l'échelle des valeurs des débits de boissons.
Le café est un lieu à part entière, où est reçu le client, dans un cadre, une atmosphère différente de l'estaminet ou du cabaret.
Quelques articles du règlement de police de Feluy en 1846 énoncent ;
  1. Les lieux publics où l’on vend à boire, tels que les auberges, estaminets, cabarets, seront fermés à neuf heures du soir, depuis le 1 novembre jusqu’au 31 mars, et à dix heures, depuis le 1 avril jusqu’au 31 octobre
  2. La cloche de retraite sera sonnée chaque soir dans le quart d’heure qui précédera l’heure fixée ci-dessus pour la clôture des cabarets et autres lieux publics.
En cas de fêtes, réjouissances publiques ou en toute autre circonstance extraordinaire, le bourgmestre pourra proroger l’heure de retraite ou ordonner qu’elle ne soit pas sonnée.
  1. Les cabaretiers et débitants de boissons, sous quelque dénomination que ce soit, ne pourront recevoir ou tolérer aucun individu chez eux, ni y vendre ou donner à boire après l’heure de la retraite.
  2. Toute personne trouvée après l’heure de la retraite dans les auberges, cabarets et autres lieux publics où l’on débite des boissons, sera punie de la même peine que le chef de la maison.
  3. Les individus qui se trouvent dans un état d’ivresse, sont tenus, à la première réquisition d’un officier ou agent de police, de quitter à toute heure du jour, les auberges, cabarets et autres lieux publics.
11.       Aucun cabaretier, ou débitant de boissons, ne pourra donner à danser ni recevoir chez lui des individus qui y feraient voir des jeux ou y donneraient des spectacles, sans en avoir prévenu au moins 24 heures d’avance, le bourgmestre ou l’échevin chargé de police. Ces amusements ne pourront, dans aucun cas, se prolonger au-delà de l’heure de retraite, sans une autorisation expresse.

Le complément presque indispensable du café où du cabaret, est la cour où l'on permettait au client de s'adonner aux jeux: tir à l'arc, concours de bouloir (jeu de quilles), tir à la carabine, jeu de fléchettes, concours de chants de pinsons ou de canaris, etc.
Issus pour la grande part de la classe ouvrière, les cabaretiers et tenanciers d'estaminets sont essentiellement motivés par l'acquisition d'un revenu d'appoint. Ce sont principalement les épouses des artisans et petits commerçants qui tiennent le débit de boisson pendant que le mari s'adonne à son activité professionnelle. "In café sins bouchon", est un lieu où l'on boit sans que se soit la destination habituelle et dont l'enseigne est simplement le rameau d'un arbre quelconque.
C'est aussi une activité donnant un revenu aux personnes âgées, aux veuves, aux personnes sans ressources, à l'époque où la pension de retraite n'existait pas. Ce type de commerce ne nécessite que peu d'expérience ou d'apprentissage.
Le cabaret, était le lieu de rencontre des petits bourgeois, artisans, boutiquiers, rentiers et fonctionnaires. L’estaminet était tout à fait différent de ce qu’on connaît de nos jours, aux murs s’affichaient les affiches notariales.
Souvent on trouvait dans le café une boîte avec de nombreux compartiments percés d’un trou, ou l’on mettait la cagnotte permettant des folies à la ducasse.

Liste non limitative de cafés répertoriés :

Chemin Boulouffe
 Le Manoir du Capitaine
Appart-hôtel, salle de réception

Chemin du Bois d’Horrue

Cabaret Jacques Rousseau (22)                                                                     1845

Cabaret « Pierrot » Mine

LE REPOS DU CHASSEUR
Cabaret tenu par Charles Dujacquier, cité en 1886 lors d’une vente d’arbres croissants de la ferme de Croncul.

Chemin de la Claire Haie

LES PEUPLIERS
Restaurant tenu par Alain et Léa Nieus depuis le 26 octobre 1991
Des peintres y exposent leurs œuvres

Chemin de l’Enfer

Café Delestienne-Stassin Juliette (n°1)                                                         1932

Café Piron-Dieu Juliette (n°4)

Chemin de la Rocq
Deux cafés se situaient dans les installations de la carrière de la Rocq :
Le premier est décrit par Germain Bauduin :
« Installé dans ce qui était le bureau de l’ancienne carrière locale, de surface relativement restreinte, est adossé à un terril boisé qui, tour comme le bâtiment d’ailleurs, rappelle que nous sommes en plein dans une exploitation de pierre de taille désaffectée...uniquement accessible par un escalier extérieur de deux bons mètres de haut, il offre à la clientèle une vue plongeante sur tout le site qui l’entoure…en plus du comptoir qui , à lui seul, monopolise près du quart de la surface de la salle, un piano mécanique, cinq tables et une bonne douzaine de chaises complètent le mobilier du café… »[2]

Le second à l’emplacement du réfectoire de la carrière, il a prit plusieurs dénominations :
     a. La rocq
            Café-dancing, camping, jeux d’enfants
                           Tenu par Genty Louis


                         B. Le Chat sauvage
                         Tenu par Roger Goblet
                          Siège de la société de pêche « La Roche, petite Ardenne »


C. CHEZ NICOLE
            Local des pêcheurs, jeux d’enfants, bouloir, petite restauration

CAFE DE LA MarinE
Café Genty

Chemin de la Tourette

Café Aigrisse-Dumeunier Anne                                                                    1932

Créquion
Cabaret Nicolas Bouret (n°6)                                                                        1835

Equipée
Estaminet veuve Albert Derideau
                 Nicolas Hainaut et café Jules Havaux                                         1900

Grand-place

LA BELLE VUE (n° 8)
Tenu par Bougard
 Stanislas Vanderlinden et Bougard Anna                                        1929-19..
Raoul Debolle                                                                                   1955
Théo Peeters                                                                                      1972                              
Marcelle Wallemme                                                                          1979
Jacques et Yolande                                                                           1982
Siège de l’Amicale des combattants de 1914-1918 (1919-1939)


Café Aimé et Léontine Dediste (n°10) (1972) et ensuite Renée Glineur

LES ARTS (n°12)
Tenu par Jules Castiaux                                                                                1900-1914
Marc Vangheest et Césarine Pauwels                                               1929-1964
Goumet François et Andréa Stevent                                                1965-1972
Willy et Maryse
Gusciglio Giovanna                                                                           2000-2018
            Local du jeu de balle pelote
                                                                    
                     

Cabaret Dieudonné Gaudy (n°13)

Café Huon (n° 14)                                                                                        1930

CAFE DES ARCHERS (n°15 ?)       
Des cartes postales montrent le Café des Archers, vers 1910
Café tenu par Léon Franquet (1914)
                      « Divine du Créquion »

Cabaret Ernest Renard (n°17, devenu la pharmacie)                                                1835

Café Bassée

CERCLE SAINTE ALDEGONDE (n°18)
Le projet de créer un Cercle catholique est réalisé vers 1899 dans une belle maison bâtie en 1852 par Emmanuel de Lalieux. Une salle des fêtes est construite à l’arrière du bâtiment.
Léon Marcil achète le bâtiment en 1985, le café est maintenu jusqu’en 1988.
Siège de la « Société philharmonique » (1892-1920) 
          De la société de gymnastique « La Feluysienne » (1900-1910)
          du cercle dramatique « Sainte Aldegonde »
          du cercle dramatique « Notre-Dame de Bonsecours » (1928-
          1949)
          du cercle dramatique « Les Volontaires Feluysiens » (1913)

PERRON
Cercle catholique Sainte Aldegonde devenu « Le Perron »
Siège de la société de gymnastique « Joie et Santé »
de la société de billard «Le Perron » (1974)
            de la société des archers « Saint-Sébastien »
            « Vie Féminine »
Tenu par Zénon Gilmont
               Léon Marcil                                                                                    1976

Cafe du pUN’CH (22)
Le café dit du « Punt’ch » (sobriquet de Florian Meurice) se situait sur la place à une date indéterminée,
Au nombre des organisations que ce café hébergeait, on trouve un Cercle de libres penseurs qui comptait 30 membres en 1907 et dont seul subsiste aujourd’hui le drapeau (1900). C’est là que furent créés les premières organisations socialistes ; la section locale du P.O .B. (1886)  la Ligue Ouvrière (1886) et la société mutuelle La Sociale (1892). Une société d’art dramatique y faisait déjà florès.
Devenu café


LES ARCHERS
Café et salle des fêtes
Tenu par Florian Meurice                                                                 1900-1914
    Léocadie Lechien                                                              1930-1948
               Florent Havaux et Mariette Duquenne                              1964-1967
local des Archers de Saint-Sébastien
local des archers « Les Ménapiens (1930
local de la société colombophile « La Feluysienne » (1923-1962)
            société de musique « La Lyre » (1940-1949)
cercle dramatique «La Liberté Feluysienne » (1900-1914)
cercle dramatique «Les Cercles réunis » (1914-1919)


Cabaret Dieudonné Gaudy, cité en 1818

Grand-rue
Cabaret Antoine Lechien (2A)                                                                     1835

LES FOUGERES (2A)                                                                                
Restaurant tenu par M. et Mme Alain Perniaux                                                       1995
                                Michael ..
Actuellement brasserie-pizzeria

Café DE LA COMMUNE (n°4)
Cité en 1958
Tenu par Devrieze
                Louis Havaux et Victoria Baudoux
                Janssens Oscar et Julienne Quinif

AU BON VIVANT (n°9)
Tenu par Marcel Havaux et Louise Aigrisse

CAFE A LA MALICE (n° 19)
Tenu par Léandre Brancart avant 1914, il est repris ensuite par son fils Raoul Brancart dit Papioul (cité 1955), et son épouse Marguerite Demaret qui continua le maintien du café à la mort de son mari jusqu’en 1964.
Une ducasse était organisée chaque année par les tenanciers.
La façade de la maison porte toujours l’enseigne de « La Malice ».

MAISON DU PEUPLE (n°22)
Le 15 mars 1909, devant le notaire Delhaye, de Feluy, Octave Petit vendit l’entièreté de la propriété à la société coopérative L’Union Feluysienne qui y installa la Maison du Peuple.
Quelques Feluysiens, la plupart tailleurs de pierres, décident d’entamer les fondations d’une salle qui devait leur servir de lieu de rencontre. En 1910, la salle des fêtes était bâtie en annexe du bâtiment principal et l’inauguration eut lieu dans la joie générale.
En 1978, après avoir subi d’importants travaux de rénovation et de sécurité, la salle des fêtes restaurée fut réouverte lors d’une manifestation grandiose, en présence du ministre Jacques Hoyaux, des députés André Baudson et Jean-Claude Van Cauwenberghe, du député permanent Philippe Busquin et de nombreuses personnalités provinciales et communales.
A cette occasion, furent organisées des animations dont se souviennent encore nos anciens : un spectacle du « Ballet royal de Wallonie », un concert de l’Harmonie Socialiste, des prestations de la chorale socialiste « La Fraternité » de Frameries. De petits gobelets en grès, vendus en ce jour mémorable, garnissent encore les vitrines des sympathisants de l’époque.
Les gérants successivement engagés par l’A.S.B.L. l’Union Feluysienne furent
Désiré Denis et Marie Colinet                          (1910-1923)
Louis Hiernaux et Louise Aigrisse                    (1922-1944)
Decaluwe Léon et Charlier Berthe                    (1945-       )          
Raoul Bauduin et Rosée Delhaye                     (        -1955)
Vandenbulke Raymond et Cottels Georgette     (1955-       )
Dubuisson Lucienne                                         (       -1960)
Deruyck Cyrille et Fernande                             (1960-1963)
                                                                       Il créa un berceau de tir à l’arc sous la salle des fêtes.
Decraecker et Demaret                                     (1963-1964)
Janssens Florent et Dubois Marie-José            (1964-1967)
Sauvage Armand et Delferrière Lucienne       (1967-1969)
Verly Adelin et Janssens Jacqueline                (1969-1969)
Carmen Sauvage et Georges Roland                (1970-1987)
            Carmen Sauvage s’investit beaucoup dans l’organisation des « Vieux pensionnés ».
Herrebrandt Michèle et Dejean Claudy            (1987-1989)
Darquennes Chantal et Couder Rudy               (1989-1990)
Darquennes Willem et Arquin Georgette         (1990-1993)
Decraecker Mireille                                         (1994-1997)
Tumson Henri                                            (1997-20..)
            Siège du Cercle horticole et de petit élevage (1922-2004)
                        De la Centrale d’Education ouvrière (1920-1969)
                        des Archers du Peuple
                        des Arsouyes, société folklorique (1923-1973)   
                          devenue société de gilles (1974
                        de l’Harmonie l’ «Avenir », fanfare (1911-1985)
            de la Maison des Jeunes (1969-2001)
            du Billard Club Feluysien (1970-1982)
                        « Ciné Feluy » (1950-1966)
                        Mutuelle
                        des « Femmes Prévoyantes » (1944-2010)
                        société de pêche «La Carpe d’Or »
                        Amicale des pensionnés


Café  Henri Brichard-Cornet                                                                                    (1902)
Marie Brichard (1877-1975), épouse du bourgmestre Henri Delbruyère- (n°26)    1929-1932
            Local des « Ouistitis », club burlesque

Café Victor Dubois

Cabaret Philippe Seutin (48)                                                                         1835



Hameau Saint-Georges
CAFE SAINT-GEORGES                                                                            
Café  (avec bouloir et piano automatique) et épicerie tenu par Joseph et Louisa de 1920 à 1936

Rue de Crombize

AU REPOS DE LA MONTAGNE (n°23)
Marie Wezel dite « El Grosse Camille » veuve Leclercq                                        1929-1932

Cabaret Jean-Baptiste Vinqueur (n°26)                                           

D’JOBIN (n° 38)
Arthur Henneau dit « D’Jobin »

Café Arcoly (actuelle boulangerie)

SALON DU PETIT MOULIN

« Salon Debecker »

AU PONT SAUTE (n°40)
Local du club de balle pelote asssise
Local du club de pêcheurs  « La Roche, petite Ardenne »
           

Rue de la Baronne (Ex Chaussée de Nivelles)
Café Marguerite Demaret-Henneau (n°27)

Rue des Quatre Jalouses (Ex rue de la Gare)
Le lieu-dit rappelle le souvenir de quatre cafés qui se trouvaient à cet endroit fort fréquenté vu la proximité de la gare, de la sucrerie/cartonnerie, des chantiers de pierre de taille.
Ces cabaretières s’épiaient et rivalisaient pour attirer le client


Café Germain Caty (1A) tenu par son épouse Yvonne Gilson
CAFE DU COMMERCE (n°28)
A proximité de la gare
Hôtel et café tenu par Rita Goncette


Rue Norbert Cloquet (Ex rue du Pont Scaron)
CAFE DU LURON (n°10)
Oscar Debecker et Lydia Marcil

CAFE DU BOSSU (n°26)
Charlier-Jacqmin Emilie                                                                   1932
Gabrielle Charlier

Rue Saint-Antoine
Cabaret François Ergot (21) au hameau St-Antoine

CHAUDE FINE
Estaminet tenu par Joséphine G. dite « T’Chaude Fine » vers 1875-1880 au hameau Saint-Antoine, celle-ci était une receleuse. Son établissement était le repère de la Bande du Centre, groupe de malfrats. Elle fut gravement compromise dans le retentissant procès qui eut lieu en juillet 1894,  où Joséphine G. (56 ans) et son mari Eugène D. (43 ans) sont condamnés

Rue Saint-Ethon

Café Bourleau (n°36)

Rue Victor Rousseau
Cafe de DU PROGRES
Tenu par Victor Moreau vers 1900. L’enseigne de ce café sur redécouverte récemment.

Café Alexandre Pietin et Louison Piron (n°9)                                              1929-1947

LE FOUR COULANT
Hôtel très prospère au temps de l’activité des carrières, où l’on y logeait dit-on « 40 personnes à pieds et à cheval » (Auguste Housiaux, enquête orale)

VAL MARIE (n° 35)
Tenu par Victor Horlet et Micheline … (1963-…)
                M. et Mme Dubry
Restaurant devenu :
LA FLEUR DE SEL
Restaurant tenu par Jean-Philippe Querton

Rue Winckel
Café Descamps
            Jeu de bouloir

Ruelle David
CAFE MONTOIS
Tenu par Camille Legrand, tailleur et cafetier                                  1900

Rue Gaston Baudoux (Ex nouveau chemin)
Café Marie Monty (n°9)                                                                               1929

Café Marie-Louise Dedecker-Flamant (n°13)                                              1929

Nie-Pré (n°4, quai Bousingault)
CAFE DU QUAI
Tenu par Frédéric Delattre, café avec piano mécanique
Devenu café :
AU MARTIN PECHEUR (n°1)
Joseph « El D’Jozy » et Ida Lepomme 

Place du Petit-Moulin

HENNEAU/ EUCHAMPS
Henneau-Derideau Anna (n° 14)                                                                   1929
Joseph Hennau dit « D’Jobin)
Léonie Euchamps dite « Perruque »

Café Robert Mosselman et Alena Moriau (n° 10) depuis le 30-3-1927, autrefois usine Toussaint

Café Juliette Wezel  
            Export -Bock- Gueuze

Tienne à Coulons
Cabaret Eugénie Tinsy, veuve Dubois (n°5)                                                1929

Cafés cités sans lieu défini :
Café Daubioul (1899)

Petit scou
Lorsque vient le soir, toute la jeunesse se rend au Petit scou, ou, dans une cour étroite et peu profonde au-dessus de laquelle est tendue une toile, on danse, où plutôt on s’écrase, jusqu’au moment de reprendre le train[3].



[1] A. GRAUX, La brasserie à Feluy, dans « Feluy, mémoire de jadis », pp.77-84.
[2] BAUDUIN G. Feluy dans la tourmente, 1998, p. 76.
[3] Article signé Clipotia (G. Willame), La Kermesse de Feluy dans « L’Aclot », 11 août 1889