mardi 3 avril 2018

LES FÊTES DU CENTENAIRE DE L’INDÉPENDANCE A ARQUENNES


LES FÊTES DU CENTENAIRE DE L’INDÉPENDANCE A ARQUENNES


Le dimanche 15 juin 1930 eurent lieu les festivités commémorant le centenaire de l’Indépendance de la Belgique. Elles commencèrent à 9 heures et demi par une grande messe célébrée pour les combattants de 1830 et de 1914-1918 ; suivie d’un Te Deum.

A 10 heures et demi eut lieu sur la grand-place l’inauguration de l’arbre du Centenaire accompagnée du discours du bourgmestre et du président des combattants. La cérémonie est soutenue par les chants de la chorale.

A 11 heures, l’assemblée s’en vint alors au cimetière, où seront déposées  des fleurs sur la tombe du dernier combattant de la Révolution de 1830, Philippe Demoulin et sur celle des combattants de 1914-1918.

A 11 heures et demi eut lieu à l’école gardienne la remise de la coupe du Centenaire au Cercle horticole et de petit élevage « L’Espoir ».

L’après-midi, la réception des sociétés de musique étrangères à la  commune eut lieu à la gare de Feluy-Arquennes et la formation d’un cortège

Un cortège partant de la gare parcourut les rues de la Station, la Grand-place, la place Mathy, le quartier de la Fontaine, la rue de Bon Conseil, la chaussée de Nivelles, la rue de Chèvremeont, pour revenir sur la Grand-place.

Il était composé de :

-          La Police
      -          Les Ecuyers de Notre-dame de Bon Conseil
      -          La Société Royale « Les Archers de Saint-Sébastien » d’Arquennes
      -          La société de tir à l’arc à la perche horizontale « Arquennes Station »
      -          La Fanfare Royale « L’union Ouvrière » de Seneffe
      -          Le groupe des garçons de l’école
      -          La société de Secours Mutuels « Saint-Joseph »
      -          Le Cercle Horticole et de petit élevage « L’Espoir »
      -          Le groupe des filles de l’école
      -          La société de musique locale « Les Volontaires »
      -          Le groupe de la société du jeu de balle « L’Espoir »
      -          Les demoiselles du cours de coupe
      -          Les sociétaires du cercle dramatique « plaisir et Charité »
      -          Les membres du cercle « Les Enfants de Bon Conseil »
      -          Le groupe de la société colombophile « La Colombe Joyeuse »
      -          La société de musique « L’Harmonie de La Hestre »
      -          La voiture des enfants du dernier Combattant de 1830 (Philippe Demoulin)
      -          La voiture des institutrices pensionnées
      -          L’amicale des Anciens Combattants
      -          L’Administration communale et le comité des fêtes

A l’issue du cortège, eut lieu une remise des médailles du souvenir à la formation du groupe des délégués de chaque société participante (Drapeau et deux délégués par société).

A 16 heures, sur la Grand-place a eu lieu une fête de gymnastique par les élèves des écoles

Au programme on pouvait voir :

-          Entrée (Filles et garçons)
      -          Cantate « La Liberté »

Filles

-          Pas de deux – Battements
      -          Moulins
      -          Exercices de grâce
      -          Ronde enfantine : « Mon chez Nous »
      -          Gavotte
      -          Ronde des petits enfants belges (école gardienne)
      -          Exercices avec guirlandes

Garçons

-          Marche avec mouvements d’ensemble
      -          Le Drapeau
      -          Apothéose « Salut au Drapeau »

Un Lâcher monstre de pigeons voyageurs précéda l’allocution du président de l’amicale des Anciens Combattants

A 18 heures, commença une grande audition musicale donnée par l’Harmonie de La Hestre dirigée par Victor Hennaut

Son répertoire comprenait :

Une Marche commémorative, de Paul Gislon

Une Suite orientale, de François Popy

Une Fantaisie sur « Les contes d’Offman », d’Offenbach

Un divertissement oriental « Egyptia » de F. Popy

L’ouverture « La fête des chasseurs », de Von Reithmeyer

Suivie par la Fanfare Royale « Union Ouvrière » de Seneffe, dirigée par Albert Frêteur. A son programme il y avait :

Une Marche orientale, d’Albert Frêteur

Une polka pour piston « La Bouarde » d’Albert Frêteur, par le soliste Marcelin Hecq

Une fantaisie tirée de « Tanhauser », de Wagner

Une schottich originale « La Jolie villageoise », de Martin, par le soliste

Une fantaisie tirée de « Aïda », de Verdi

Le concert se termine par l’ouverture de la « Muette de Portici », d’Aubert.

A 21 heures, eut lieu l’illumination de la Grand-place, la journée se terminant par un bal populaire

mardi 27 février 2018

ÉCHOS DE FELUY AU XVIIe SIÈCLE


                                     ÉCHOS DE FELUY AU XVIIe SIÈCLE                                                                                                                      Alain GRAUX

Nous avons tenu à transcrire quelques textes anciens de Feluy, ils nous révèlent des marques de tailleurs de pierres. La copie de ces marques fournira à la glyptographie des éléments nouveaux :

Le 26 juin 1638, Antoine de Hainaut loue à Charles Hanicq une partie de buffet de carrière :

« Le XXVIe juin XVIc trente huict Anthoine de Hayn(aut) dmt (demeurant) à Feluy at cogneu avoir vendu à Charles Hanicq résident audt lieu qui cogneult avoir apcheté, scavoir la piere d’un certain buffet telle come il est jusqu’aux rouge colpe qui sont de deux costé, ou tellement qu’ils le marqueront à leurs apaisement entre eux , lequel buffet ledit Charles Hanicq polrat prestement en faire son plus grand proffit et y rocter jusqu’au jour S. Jean-Bapte 1639 et ne polrat emporter ledit Hanicq le susdit buffet que mis sur le banc marleux, pour lequel buffet ledit Hanicq debvrat payer audit de Haynaut la somme de vingt trois florins sur laquelle somme ledit Sr de Haynaut at receu dudit Hanicq la somme de vingt cincq livres tournois et quant au reste ledit Hanicq promet le payer à l’aoust  avec de la mounée, pour le pris que le grain vaudrat quand ledit de Haynaut aurat affaire de mounée à la fois. Ledit de Haynaut a encor receu présentement la somme de trois florins et demi q(ue) ledt Hanicq promet payer co(mme) dessus, polrat cuir ledit Hanicq de la chaulx ou faire cuire aux fours dudit de Haynaut moyennant qu’il ne donne.

Empeschant audt de Haynaut quand il (fait) cuire et ledit de Haynaut debvra faire fachons que en luy payant le salaire ordinaire.

Le tout fait sans fraude ni malenghien, en signe de quoy ont signez cest de leurs signatures accoutumé avecq les signatures des tesmoins à ce requis appelé et pnts (présents), quand aux ordures que ledit Hanicq ferat ou fera faire pour emporter ledit buffet il ne serat subier les emporter ni amener ou faire mener tout sans fraude coe dessus »

Signatures : Anthoine de Haynaut (marque), Charles Hanicq (marque), Franchois Denis , Paul Winqz


Le 30 juillet 1667 ; la communauté de Feluy établit trois émissaires afin d’obtenir une sauvegarde auprès des armées françaises qui venaient d’envahir les pays. Turenne venait d’enlever Charleroi.
« Les manans et habitants de Feluy soubsignez ont comis, constituez et étably  pour leurs procureurs et spécialement les personnes du Sr Georges Lallemand et Anthoine Jousneau et Léon de l’Escail, pour en leur nom traicter appoincter  pour leurs contributions à moins prix que faire se poulra soit pour le terme de cincq mois ou six, se poelt avecq le gouverneur de Charleroy ou de celui d’Ath, accordant que pour ce mesme subject soit mis et assiz desur une taille pour laquelle requeste à l’advenant des moyens et facultés que chacun de nous jouy et possesse pour suivre à la somme convenue par nos dis procureurs et aux fraix
que pour ce fait, à pendre à la rédaction de ce traicté et besoignez pour qu’il fuist bon grand et stable et agréable  come s’il estoit faict par nous mesme soubz obligations de nos personnes et de nos biens.
Ce fut faict le XXX juillet 1667, pns les hommes de fief soubsignez avecq les signatures des constitués, Jean Gaudré, Elyas Hanicqz, Van Crenem, Jacq Gardin, Englebert Dassonville, Glaude Fournier, Jan Sturbois, Delville, Jean Jousneau (marque), André Leclercq (marque), Gille Lisse, Guillaume Lalieux, Mauris Dubois, Jean Dubois (marque), Anthoine Genart, A. Le Hongre, Lambert Lenfant (marque), Remy Routelé (marque), Jean Lechien (marque), Gille Cuvellier (marque), Jean Scailquin, le feme Herman Tordeur en l’absence de son mary, Henry Quarée, Clément Del Bruier, Pasquier Hayez (marque), Franchois Alar, Michiel Malvoisin, Nicolas Derideau (marque), Vinchien Derideau, Grégoire Dumon, Jacques de Biene (marque), Jean Nisse, Philippe Suply (marque), Gille Rousseau (marque), Louy Lansau (marque), Nicolas Lebeau (marque), Adrien Niet, Jean-Baptiste Resteau, Nicolas de la Rocq, Louy de l’Escol (marque), Guillaume Martin, Nicolas Wincqz, Pierre Demarge (marque), Franchois Fleury, Anne du Gailly, Anthoine Wincqz, Vinchien Danhé (marque), Jean Guillaume (marque), Catherine Stilman, Nicolas Doumont (marque), Janin Vagon (marque), Phl (Philippe) Dupon, Liennard Goutier, Jean Wauterlo fils (marque), la vesve Francois de Père, Remy Brougnion (marque), la feme de Guillaume Netleman en l’absence de son mary, Constant Mido (marque), Henry Remiens, Andrey Gillet (marque), Nicolas Hayez (marque), Nicolas Baude (marque), Nicolas Gérart, Jean Anthoine, Jean Gomé, Herman Gaudré, Adrien Trico (marque), Chrystof Rouman (marque), Martin Monduau (marque), …Lairen, Vinchien du Vivier, Laurent Mercier (marque), la vesve Franchois Derideau, Jean Bruier (marque), Jean Lecocq (marque), la vesve Jean Helin, Guillaume Mercier (marque), Guillaume Dubois (marque), Phil. De Champt (marque), Josse Fourneau (marque), Gille Anthoine (marque), Pierre Alglave, Mathieu Anthoine, Jean Monnier (marque), André Darquen (marque), Jean Wagon (marque)




Le 17 février 1659, des tailleurs de pierre s’engagent à fournir logis et nourriture pendant six mois à Guillaume Le Clercq, afin de parfaire son apprentissage :

« Le 17 de febvrier 1659 sont comparus Anthoine Jonart et Jean Lermineau d’une part, et Jerosme Denis d’aultre, ont remonstrez que Guillaume Le Clercqz dilz Nicolas, est venu à Felluy à l’intention dÿ demeurer quelq temps pour apprendre à travailler aux pières ayant deja un commenchement, et come sondt père est demeurant en Hollande et n’ayant point de place audt Felluy soy retirer, ils lesdits Jonart et Denis esmeuz de charité à accordez au nom d’iceluy avecq ledit Jerosme, scavoir  que ledit Guillaume demeurerat au logis dudit Denis lequel sera subjet de le nourrir, buer et loger honnestement le terme de demy an commenchant presentement et finissant au dernier d’aoust dudit an 1659.
Pour laquelle nourriture, buage et logeage, les premiers comparans promettent de payer ou faire payer audit Denis la somme de trente trois florins argent coursable au pays de Haynaut, et d’aultre que le seconde comparant Denis aurat à son proffit entierement tout ce que travaillera ledit Guillaume durant ledit terme, et payer les XXXIII florins à deux termes si come dix huict florins au prem. Juin prochain et le restan portant quinze florins au dernier d’aoust le tout dudit an 1659.
Fait sans fraude ni malengien, promettant furnir à ce que dessus en signe de quoy les soubsignez ont cest signez avec Paul Wincqz homme de fief et Piere Josneau come tesmoin »
Signatures : Jean Denis (marque), Anthoine Jonart (marque) Jean Lerminiau (marque), Guillaume Le Clercq, Paul Wincq, Pierre Josniau (marque)



Le 26 mai 1617, eut lieu l’émancipation de Gérard Darquennes par sa mère claire Sirbecq :

« Le XXVIe jour du mois de mai an mille six cent dix sept, Clere Sirbecqz, vesve de feu Hans Darquesnes, cogneult avoir mis bien deument hors de son pain son filz Gérard Darquesnes aegée de vingt trois ans ou environ pour faire son plus grand prouffit tant pour recevoir adhéritance que desheritance et aultres estat de marchandises que il touvera meilleur convenir pour son plus grand prouffit. Laquelle debvoir a esté faict et establi devant le mayeur  et eschevins de la terre et seignourie de Felluy au iour du mois et an come dessus, pnts comme mayeur Herman del Bruier, Phile (Philippe) de Rideau, Charles Hanicqz, Jean des Marets et Jan des Enfans »
Suivent les signatures avec les marques de Charles Hanicqz, Jean des Marets et Jean des Enfans






















jeudi 14 décembre 2017

PERSONNALITÉS ARQUENNAISES D’ANTAN:


PERSONNALITÉS ARQUENNAISES D’ANTAN:



Emile Valenne passionné de l’histoire d’Arquennes nous a laissé quelques notes retraçant la vie de quelques personnalités issues du village d’Arquennes



NICOLAS-JOSEPH DUBOIS

Le 5 mai 1760, naissait à Arquennes, Nicolas-Joseph Dubois, fils de Jacques Dubois, maître de carrière, et de Marie Barbe Delferrière, son épouse.

Dès son jeune âge, Nicolas Dubois manifesta de très bonnes dispositions pour la sculpture. Ayant reçu dans les ateliers de son père les premières notions de dessin et sachant travailler la pierre bleue convenablement, Nicolas se perfectionna dans son art de prédilection, d’abord en suivant les cours du soirs de l’académie de dessin  et de modelage de Nivelles, puis en se rendant à Bruxelles, dans un atelier de sculpture dans lequel se pratiquait exclusivement le travail des statues en pierre. Ensuite, âgé de 22 ans, il se rendit à Paris pour y travailler la pierre blanche de France.

Son père, Jacques Dubois, décéda à Arquennes le 28 janvier 1775, et à la mort de sa mère survenue le 12 juillet 1794, Nicolas Dubois revint à Arquennes pour y continuer l’exploitation de la carrière de ses parents. Tout en assurant la direction de l’exploitation de la pierre, il continua à exercer son métier de sculpteur et il produisit quelques belles œuvres, entre autres plusieurs statues pour les religieuses du chapitre de Sainte Gertrude de Nivelles ; de même que les lions ornant l’entrée du château de Seneffe,  etc.

Mais ce métier de sculpteur, quoique très honorable, était trop modeste pour l’activité qui le caractérisait, il voulut ajouter son nom à la liste des maîtres de carrières d’Arquennes, dont certains s’étaient déjà distingués au cours des siècles précédents, ainsi qu’en attestent les pierres fournies par les Lenglez, pour la cathédrale Saint Bavon à Gand, celles de la chapelle Notre-Dame de Bon Conseil, le monument de la famille del Fontaine devant l’église, de même que les magnifiques pierres tombales sculptées que nous voyons encore à l’intérieur et au dehors de l’église.

Ses commencements furent très modestes, car sa bourse ainsi que celles de ses émules, ne lui permettaient pas de faire de grandes entreprises.

Le 11 mars 1799, Nicolas Dubois épousa à Seneffe, Françoise Moreau, fille de François et de Anne Dominique Surquin.

Aussitôt qu’il fut débarrassé des premières entraves que le manque de fonds apportait à son activité, il se fit par ses talents une réputation si brillante que les plans des architectes les plus connus et les plus suivis, affluaient dans ses ateliers.

Une des premières institutions qu’il fit, fut un atelier d’apprentissage qu’il dirigeait lui-même, avec un excellent ouvrier nommé Bataille. Bientôt quelques jeunes ouvriers formés à cette école l’aidèrent dans ses entreprises. Il existait encore à cette époque un préjugé qui soutenait qu’on ne pouvait ciseler la pierre bleue comme on le faisait pour la pierre blanche de France. La grande et unique préoccupation de Dubois fut de trouver le moyen de donner aux gros ciseaux employés depuis toujours par nos tailleurs de pierre une trempe permettant tout en réduisant l’épaisseur des ciseaux et autres outils, de pouvoir faire dans la pierre bleue, cette belle, droite et fine ciselure que nous admirons et que l’on continue toujours à pratiquer.

Pour obtenir ce résultat, Nicolas Dubois fut puissamment secondé par un de ses amis d’enfance nommé Philippe Colinet, maréchal-ferrant, habitué à réparer les outils des tailleurs de pierre. Guidé par les conseils de Dubois et Colinet, on arriva à trouver une trempe des outils leur permettant de travailler la pierre d’Arquennes aussi facilement que la pierre blanche, et d’exécuter toutes les moulures et les sculptures désirées.

Depuis lors le préjugé fut aboli et la pierre de France fut détrônée.

Doué d’une activité sans égale, N. Dubois donnait à ses ouvriers des règles aussi simples qu’efficaces pour apporter dans la confection des ouvrages qu’il leur demandait, cette précision et cette élégance de taille, qui porta pendant trente ans dans toute la Belgique, la réputation des carrières d’Arquennes.

Jaloux de l’honneur de cette réputation jusqu’à l’oubli de ses intérêts, on le vit quelques fois s’armer d’un gros marteau de rocteur et briser sous les yeux de l’ouvrier la pierre dont le travail n’avait pas été soigné.

Généreux, libéral et connaissant à fond son industrie, il faisait ses affaires en faisant aussi celle de ses ouvriers qui n’avaient jamais été aussi bien payés pour leur travail.

Il est curieux de constater combien d’ouvriers tailleurs de pierre, venant de Feluy, de Marche et même des Ecaussinnes, vinrent se fixer à Arquennes pendant cette période de transformation du travail de la pierre dans les ateliers de Nicolas Dubois. La population du village qui en 1785 était de 1172 âmes, était passée à 1528 en 1800.

Hardi, entreprenant, ses amis le taxaient quelques fois d’imprudent, en le voyant s’engager dans des travaux, semblait-il, au dessus de ses forces. Il était à ce point identifié avec sa profession, qu’il apercevait d’un coup d’œil, les facilités, les avantages et les bénéfices de l’entreprise la plus compliquée et la plus importante.

Les pierres des grands bassins du port d’Anvers, création de Napoléon 1er, furent livrées par lui, et ce fut le fondement de cette fortune qu’il acquit par la suite et qui paya si largement son intelligence et son activité.

Une série de grands ouvrages le tint en haleine jusqu’à la fin de ses jours, entre autres l’Hôtel des Monnaies à Bruxelles : l’aile gauche du palais des Etats généraux ; le palais de Tervueren ;

Nicolas-Joseph Dubois décéda le 17 mai 1825, unanimement regretté de tous ses concitoyens, laissant deux fils, Joseph qui fut bourgmestre d’Arquennes de 1825 à 1848, et Jean-Baptiste, lesquels continuèrent cette industrie de la pierre qui avait été complètement renouvelée par leur père.



REMY BAyot

Rémy Bayot, fils d’Auguste et de Stéphanie Paternotte, né à Arquennes le 31 mai 1846, étudia la musique sans le secours d’aucun maître. Il débuta dans la fanfare « Les Echos des carrières d’Arquennes » en battant la grosse caisse. Il étudiait le petit bugle, dont il fit son instrument favori.

Ses dispositions musicales l’engagèrent à étudier la composition. Il fut remarqué par M. Panne, chef de musique des carabiniers, qui le fit admettre en 1889 au conservatoire royal de Bruxelles où il devint bientôt l’un des meilleurs élèves de la classe d’harmonie, dirigée par M. Charles Bosselet.

M. Panne lui donna en même temps des leçons d’instrumentation et d’orchestration. Malheureusement la mort de son père le força d’abandonner le conservatoire pour reprendre les affaires de sa famille, mais Rémy Bayot n’abandonna pas ses chères études et en 1871, il fut nommé directeur de la société chorale de Feluy. Il se révéla bientôt comme un chef de grande valeur et dès ce moment les principales sociétés musicales de la région se disputèrent l’honneur de posséder le jeune maître à leur fête.

Il fut successivement nommé directeur de la fanfare « Les Echos des carrières d’Arquennes », du Cercle musical de Feluy, des « Fanfares de Ronquières », des « Amis de la Liberté » d’Ittre, de l’Harmonie de Feluy, de la fanfare « Les Travailleurs réunis » à Ittre et des « Fanfares de Lillois »

En même temps que directeur de mérite, M. Bayot se fit remarquer comme compositeur de talent  et il est  bien peu de sociétés musicales en Belgique et en France qui n’aient exécuté quelques unes de ses œuvres.

Rémy Bayot a pris part à de nombreux concours de composition tant en Belgique qu’à l’étranger et partout ses œuvres ont été classées en première ligne. Parmi ses principaux succès nous citerons le grand prix d’honneur qu’il obtint au concours  de théorie de l’académie du Hainaut et le grand prix d’honneur qu’il remporta au concours spécial de l’académie Lamartine avec une fantaisie pour harmonies et fanfares, sur un sujet imposé.

Membre d’un grand nombre d’académies et de sociétés savantes de Belgique, de France, d’Italie, de Suisse et d’Espagne, M. Bayot a été créé Chevalier de l’Ordre royal de Sainte-Catherine du Mont Sinaï[1].



LES FRÈRES SIBBRECHT

Nous évoquerons ici le peintre Jean et son frère Gérard Sibbrecht, sculpteur

Pendant les guerres de religion  du XVIe siècle, le village de Baulers qui avait été incendié en 1588 fut presque entièrement abandonné par les quelques habitants qui y résidaient encore. Parmi ceux-ci se trouvait Nicolas Sibbrecht, époux de Rosine Le Geve, fille du seigneur de Baulers et sœur de Marguerite, mariée à Jean Hanicq, maître de carrière à Arquennes. Sa femme étant décédée et n’ayant qu’une fille nommée Anne, Nicolas Sibbrecht vint à Arquennes et le 4 juin 1599, loua devant les échevins d’Arquennes, les bâtiments de l’ancien hôpital[2].

En 1601, il épousa en secondes noces Marguerite Hanicq, fille d’Antoine et de Jeanne Nopère. De ce second mariage naquirent trois enfants ; Jean, Gérard et Marguerite.

Peu après son mariage et après la mort de Jeanne Nopère, veuve d’Antoine Hanicq, Nicolas Sibbrecht habita la maison héritée de ses beaux-parents[3], sur la place d’Arquennes dite l’hostellerie de l’Ange. C’est dans cette maison que sont nés les deux frères sibbrecht, Jean en 1601 et Gérard en 1604.

Devenus adultes, ils embrassèrent la profession de tailleurs de pierre dans les chantiers de leur oncle Jean Hanicq. Celui-ci en plus du maniement des outils, leur donna les premières notions de dessin.

Jean Sibbrecht

Jean, montrant de belles dispositions pour la peinture, abandonna le métier de tailleur de pierre pour s’adonner à son art de prédilection dans lequel il se fit bientôt un renom.

A cette époque, vers 1650, il existait également sur la grand place d’Arquennes une très jolie habitation de style espagnol, précédée d’un beau jardin d’agrément, c’était la demeure de la famille Lenglez du chastel. Jean Lenglez, seigneur du Chastel était le bailli du comte Gérard de Hornes, seigneur d’Arquennes. Un de ses fils, nommé Michel, entra dans l’Ordre des Frères mineurs, Récollets de Saint-François, à Namur. Ami d’enfance de Jean Sibbrecht et connaissant le talent de peintre paysagiste de son camarade de jeux, pria le directeur de l’Ordre d’inviter Jean Sibbrecht à venir faire la décoration de l’église, aujourd’hui église Saint-joseph, rue de Fer à Namur, qui fut bénie en 1660.

Il devint ainsi l’auteur de grands et magnifiques paysages qui décorèrent la nef de l’église conventuelle[4].

Le 31 août 1662, à la veille d’un départ pour Rome, Jean Sibbrecht fit son testament, craignant disait-il de mourir ab intestat, parmi les périls et les fâcheries d’un si long voyage[5]. Dans ce testament, cet artiste se qualifie « jeune homme, peintre, natif d’Arkenne en Wallon Brabant, travaillant à Namur, âgé de cinquante huit ans ». Il disposait déjà d’un certain avoir, car deux ans auparavant, il avait prêté 800 florins aux Carmes, fort endettés par leurs bâtisses. Cette somme serait aussitôt à rembourser à une créancière  du couvent, Anne Wilmart, veuve Warnotte de la Bouverie[6].

En compensation, les religieux qui pourvoyaient au logement de Sibbrecht, lui assurèrent une rente annuelle de 50 florins.

Parti pour la ville éternelle, comme de nombreux autres artistes de son temps, il n’y fit qu’un court séjour et après avoir séjourné quelques jours à Lyon chez son frère Gérard, il était de nouveau à Namur en 1664.

Les Carmes continuèrent à payer ses frais d’entretien car nous trouvons qu’en 1668, ils ont payé à Marie Gouverne, béguine du béguinage de Saint-Aubin, lavandière des Carmes, dix florins pour le linge de Sibbrecht[7].

Par ce même testament, il léguait la généralité de ses biens à Georges et Jenne Sibbrecht, enfants de feu Gérard et de damoiselle Jenne Julio, sa compagne, ses neveu et nièce et belle-sœur, demeurant à Paris, ainsi qu’à Barbe Marchand, aussi sa nièce, fille de Rémy Marchand et de Marguerite Sibbrecht, sa sœur, cultivateurs à Scoumont sous Arquennes.

Jean Sibbrecht séjourna la plus grande partie de son existence dans le cloître des R.P. Récollets à Namur, où il décéda et y fut inhumé.

Les entre pilastres de l’église de ce couvent sont remplis par de grands tableaux ou paysages exécutés par cet artiste de talent et révèlent un excellent goût.

Gérard Sibbrecht

Quant à Gérard Sibbrecht, frère du peintre, il voyagea également pour se perfectionner dans son métier de sculpteur. D’abord il séjourna à Gand, puis à Paris, où il épousa Jenne Julio et alla se fixer à Lyon.

Après avoir laissé dans cette ville et dans les environs des œuvres encore admirées de nos jours, il décéda en 1665 et repose dans cette ville[8].

De son mariage avec Jenne Julio, il eut deux enfants ; Georges et Jenne. Après la mort de son époux,  Jenne et ses enfants retournèrent à Paris, où Georges, son fils, devint également un sculpteur renommé.

Il contribua sous le règne de Louis XIV à l’ornementation du palais de Versailles de 1672 à 1682[9].

Gérard Sibbrecht était plus connu sous le nom de Gérard le wallon.

Un acte daté du 12 septembre 1682 signale :

« Par devant le mayeur et les échevins d’Arkenne, comparurent Georges Sibbrecht, âgé de 28 ans, en vertu de la procure de Jeanne Julio, sa mère et Marguerite Sibbrecht, sa sœur suffisamment âgée.

Ledict Sibbrecht connoist avoir reçeu de Mathias Boulouffe et Norbert Boulouffe avecq François Maghe, à titre de Jeanne Boulouffe, sa femme, seconds comparants, le capital et arrierages d’une rente de 12 florins qu’ils avoient droict de recevoir sur la maison et hostellerie de l’Ange sur la place d’Arkenne.

Signé les échevins Jean Lis et Jean del Fontaine, le vieil»

Un autre texte prouve aussi la possession de l’hôtel de l’Ange :

Le 11 juin 1641 « Marguerite Hanicq, veuve de Nicolas Sibbrecht a loué pour un terme de six ans à Siméon Pasquette sa maison et hostellerie de l’Ange, sur la grand place d’Arquennes



[1] Extrait du Bulletin de l’Académie du Hainaut, par C. Petit.
[2] AE.M. Greffe scabinal d’Arquennes, document disparu
[3] Partage des époux Hanicq-Nopère, acte du 22 février 1601
[4] Namurcum, 7e année, 1930, p.14.
[5] A.E.N. Minutes du notaire Berton
[6] A.E.N. Minutes du notaire Berton, liasse 1, en date du 29-4-1661.
[7] Idem, f° 27 et 37v°
[8] AUDIN et VIAL, Dictionnaire des artistes et ouvriers d’art de France, Paris, 1919, t.2,, p.45.
[9] S. LAMY, Dictionnaire des artistes et ouvriers d’art de l’école française, règne e Louis XIV, p. 62.

Voyage à Chimay





























samedi 23 septembre 2017

A PROPOS D’UNE USINE D’ARQUENNES : LA FIBRERIE DU CENTRE



A PROPOS D’UNE USINE D’ARQUENNES : LA FIBRERIE DU CENTRE

                                                                                                                           Alain GRAUX



La fibrerie du Centre fut créée le 3 février 1930 en tant que société anonyme, devant Me Eugène Grandmoulin, notaire à Auvelais. Ses créateurs sont :

-          Vital Lambert, industriel à Charleroi.

-          Louis Lambert, industriel à Charleroi.

-          Ernest Dewez, comptable, demeurant à Montigny-sur-Sambre.

-          Léon Defaiffe, agent commercial, demeurant à Tamines.

-          Franz Deffaife, industriel demeurant à Nivelles.

-          Georges Cantiniau, négociant en bois, demeurant à Manage.

-          Fleurice Manderlier, agent commercial, demeurant à Familleureux.

-          La société anonyme Scieries tongroises, établie à Tongres représentée par son conseil d’administration composé comme suit :

a)      Ernest Hauben, notaire à Bilsen

b)      Frédéric, baron de Borman, demeurant à Tongres

c)      Eugène Lambillotte, industriel, demeurant à Ransart

d)     Léon Deffaiffe, industriel, demeurant à Tamines

e)      Emile Delvoie, ingénieur des mines, demeurant à Tongres



Le siège social est établi à Arquennes dans les locaux de l’ancienne scierie Paternotte, actuellement à l’emplacement de la firme Sonimat.

La société a pour objet l’exploitation industrielle et commerciale d’une fibrerie mécanique, le commerce de bois et généralement tout ce qui peut se rapporter  à l’industrie et au commerce du bois.

La société est constituée pour une période de 30 ans prenant cours à dater du 3 février 1930.

Le capital est fixé à 1.500.000 Fr. représenté par 3.000 parts sociales.

La société anonyme Scieries tongroises fait apport de :

  1. un établissement industriel comprenant terrain, raccordement au chemin de fer, bâtiments industriels et autres, l’ensemble situé à Arquennes, cadastré  section B. 765s en partie, 765m, 765n, 765o, et 768h en partie, contenant 1ha 87c, traversé par le sentier communal 93bis joignant le domaine de l’Etat (canal de Charleroi à Bruxelles).
  2. le matériel généralement quelconque se trouvant dans ledit établissement comprenant notamment une machine à vapeur Bollinckx, une chaudière Mathot, tuyauterie, quatre machines à défibrer, deux presses à ballots, une affûteuse, voies Decauville et wagonnets, outillage et pièces de rechange.

La société apporteuse est propriétaire de l’immeuble prédécrit pour avoir fait ériger une partie des constructions et pour en avoir acquis le terrain et l’autre partie des constructions, savoir :

a)      Partie de M. François-Joseph-Gustave Vingerhoets, industriel à Bruxelles, représentant les Scieries tongroises, devant le notaire Charles Vanpée, à Nivelles le 20 octobre 1927 pour le prix de 99.472 Fr.

M. Vingervoets a acquis  avec d’autres immeubles de la Société des Carrières d’Arquennes Regnaud, Lequime et Cie, société en commandite par actions en liquidation, suivant acte passé devant Me de Ro, notaire à Saint-Josse-ten-Noode, le 6 août 1920

b)  Partie, pour avoir fait l’acquisition  de M. Jean-Baptiste-Ghislain Vincent, négociant à    

     Arquennes et Mme Louise Vincent et son époux Lucien Gérard, boucher, demeurant

      ensemble à Carnières , suivant acte passé devant le notaire Vanpée, de Nivelles, le 28

      février 1928,  pour le prix de 2.000 Fr.

Ce bien appartenait à M. Jean-Baptiste Vincent pour l’usufruit et à Mme L. Vincent pour la nue propriété au terme d’un acte de partage intervenu entre eux ainsi qu’avec Hubert Vincent, négociant à Arquennes ; Marie Vincent, épouse Ernest Breda, demeurant à Arquennes ; Jeanne Vincent, épouse Oscar Delferrière, employé à Familleureux ; François Vincent, négociant à Gilly et Florentine Vincent, épouse Vincent Lejour, demeurant à Arquennes, suivant acte reçu par Me Delhaye, notaire à Feluy, le 20 juillet 1909.

Les acquéreurs doivent continuer les servitudes attachées au bien :

La propriété est traversée par un aqueduc où égout servant à l’évacuation des eaux de carrière, des usines existantes ou à établir et des immeubles acquits par M. Vingervoets au nom de la société. Ces immeubles  tous sis à Arquennes sont cadastrés B. 688a, 688b, 689b, 694a, 732b, 734, 740, 741, 743a, 755c, 765m, 701c, 689, 754c, 709b, 738c, 733a, 765a, 765n, 687e, 691c, 692b, 693d, 693c, 694/2, , 695f, 710q, 710b, 709d, 709e, 690c, 701h, 708e, 691c, 744d, 765q, 765z, 713c, 737b, 737c, 765l, 708a, 758c, 758b, 758f, 760b, 761a, 761b, 695k, 696r, 714a, 716a et 738e.

M. Deffaife aura le droit de prendre à la carrière dite « trou à Cannes » l’eau qui sera nécessaire au service de l’immeuble acquis et des usines qui pourraient être établies à l’avenir.

M Vingervoets autorise M. Deffaife à utiliser son raccordement de chemin de fer pour le passage de ses wagons à charge de supporter les frais d’entretien du raccordement.

En rémunération de l’apport ci-dessus il est attribué à la S.A. Scieries tongroises, 2.200 parts sociales entièrement libérées.

Les 800 parts sociales restantes sont souscrites au prix de 500 Fr. chacune par :

Vital Lambert                                    200 actions

Louis Lambert                                    70 actions

Ernest Dewez                                     50 actions

Léon Deffaife                                     60 actions

Franz Deffaife                                   170 actions

Albert Deffaife                                  150 actions

Georges Cantiniau                              50 actions

Fleurice Manderlier                            50 actions[1].



Le 3 février 1930, les actionnaires se réunirent pour désigner les administrateurs de la société. Sont désignés administrateurs: Vital Lambert, Léon Deffaife et Georges Cantiniau

                       Commissaires : Louis Lambert, Albert Deffaife et Ernest Dewez[2]



Pendant la guerre, lors du bombardement des ponts du canal l’usine dut subir la mitraillade des forces allemandes.

Par acte passé le 30 juillet 1947 devant Me Léon Brasseur, notaire à Bruxelles la société se mue en  société de personnes à responsabilité limitée appelée elle aussi « Fibrerie du Centre ».

Cette société est fondée par Mme Germaine Chabot, sans profession, demeurant à Uccle et M. Willy Vanderbeken, industriel demeurant à Gand.

Le siège de la société est établi à Arquennes au lieu-dit Village.

La société a pour objet  tout ce qui se rapporte directement ou indirectement  à la fabrication de fibres de bois pour emballages, fibres pour cordes et fibres pour ciment ainsi que toutes les opérations commerciales, industrielles et financières se rapportant directement ou indirectement  à ce genre d’exploitation.

La société est créée pour une durée de trente ans ayant pris cours le 1er juillet 1947.

Le capital social est fixé à 405.000 Fr. et représenté par 405 parts sociales de 1.000 Fr. chacune.

Mme Germaine Chabot apporte l’outillage consistant en tracettes, couteaux, fils de fer servant à l’exploitation, ainsi qu’un camion « Studebaker » de 5 tonnes et ayant six cylindres, datant de 1932.

Ces apports en nature sont évalués à la somme de 105.000 Fr., en compensation elle reçoit 105 parts sociales. En outre elle apporte en numéraire 100.000 Fr. représentés par 100 parts sociales

M. Vanderbeken apporte 200.000 Fr. en numéraire, il reçoit donc 200 parts sociales.

Ces parts sociales sont nominatives et indivisibles.

Les marchandises (bois servant à faire des fibres) arrivaient par train ou par le canal.

La gestion de la société est confiée à Mme Chabot et M. Vanderbeken qui en sont les gérants.

Willy Vanderbeken s’occupe de la direction et de la gestion journalière. Il est spécialement désigné à s’intéresser  au département  commercial et à la clientèle.

Germaine Chabot s’occupe de la gestion générale et administrative. Elle était secondée par son beau-fils Willy Vanderbecq.

L’usine occupait une vingtaine d’ouvriers, on se rappelle le nom de certains d’entre eux :

Hector Bayot, Alfred Lecomte, Eloi Rathé, Jacques Ghys, Alphonse Hoyaux, Pierre Sugers.

Léon Halloin et Prosper Devroe, s’occupaient des transports par camions.

Le contremaître était Justin Hubermont. Son épouse Maria Burgraff tenait la conciergerie.

Il y avait deux employées : Gilberte Servotte et Eléonore Taccoen[3].

L’usine arrêta ses activités vers 1955/1960.





[1] Annexes du Moniteur 1856/1930
[2] Annexes du Moniteur 1857/1930
[3] Enquête orale auprès de Mme Risselin-Hubermont, que je remercie pour ses précieux renseignements