Association oeuvrant à la mise en valeur du patrimoine de l'entité de Seneffe et à la connaissance de ses histoires petites ou grandes...
dimanche 2 décembre 2018
INVENTAIRE DE RENISSART EN L'AN 6 DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
INVENTAIRE DE RENISSART EN L'AN 6 DE LA
REPUBLIQUE FRANCAISE
Alain Graux
Comme tous les
biens ecclésiastiques, le prieuré de Renissart, fut placé sous séquestre sous
le régime français. Un inventaire des biens mobiliers fut réalisé par Louis
LEGAY, orfèvre montois, délégué à cette tâche dans tout le département de
Jemappes:
« Ce jourd'huy 30 prairial an sixième de la
République[1], en exécution de
l'arrêté de l'administration centrale du département de Jemappes en date du 29
ventôse an six, Je, Louis Legay, commissaire proposé aux inventaires du
mobilier national, accompagné des citoyens Boulouffe et Hainaut, agent et
adjoint de la commune d'Arquennes, canton de Seneffe, me suis transporté au
ci-devant prieuré de Renissart à l'effet d'y faire l'inventaire estimatif du
mobilier réservé à la République, qui se trouve dans cette maison où étant
arrivés, nous y fument introduis par le citoyen Poulet, locataire de la dite
maison, qui nous a introduis dans une chambre sur laquelle étoit apposé un
scellé signé Battelet.
Les
citoyens agents sus nommés l'ayant examiné et l'ayans reconnu être dans la même
position qu'ils étoient intervenus. Nous l'avons levé et avons procédé à
l'inventaire estimatif des objets qui y étoient renfermés comme s'en suit,
savoir:
En
argent de France
1.
Une tapisserie en toile cirée peinte, un grand tableau rep (reproduisant) : le Christ sur la croix, deux autres à
coté de la cheminée rep: la Vierge et l'enfant Jésus, un rep: la résurrection
et deux autres rep: deux bouquets de fleurs, un porte chandelle en fer, deux
mauvaises chaises en cuir bouilli et deux prie-Dieu. Le tout estimé: à six
francs
2.
La châsse de Saint Cornille garni en velours cramoisi brodé en or, estimé à dix
huit francs.
3.
Trois mauvaises chasubles avec étoles et manipules, une mauvaise aube de toile,
quatre chandeliers de cuivre et deux bras garnis de cuivre, un calice et sa
patère en étain, un missel, un pupitre, trois canons, une croix et un cadre
doré, le tout app: à neuf francs.
4.
Dans une chambre à côté de la précédente, trois mauvais tableaux rep: des
moines et un autre rep: des gibiers, une tapisserie en cuir bouilli doré plus
un autre tableau au haut de l'escalier rep: un moine, le tout estimé à quatre
francs.
5.
Dans une chambre à manger, une tapisserie en toile cirée peinte, un tableau au
dessus de la cheminée rep: un moine, et quelques morceaux de tapisserie dans un
cabinet à coté, le tout estimé à neuf francs.
6.
Toute la décoration de la chapelle consistante en un autel en bois peint, deux
bancs garnis d'armoires en bois de chêne et en sapin, la boiserie y compris
douze tableaux qui en font partie, un vieux confessionnal et deux prie-Dieu, le
tout app: à trente francs.
7.
Une brasserie consistante en une chaudière de cuivre d'environ sept pieds de
diamètre sur quatre de profondeur, deux grands cuviers auxquels il manque
chacun un cercle de fer, un refroidissoir, deux bacs en bois et quelques autres
attirails de brasserie, le tout apprécié à
5
frs.
Après
recherches exactes faites en la dite maison, nous n'avons rien trouvé de plus
susceptible d'être vendu avant l'immeuble, pourquoi nous avons clos le présent
inventaire et avons laissé le tout à l'exception des objets repris au n° 3 à la
garde et surveillance du citoyen Ghislain Poulet, locataire de la dite maison
et les objets repris sous le n° 3, sous
la surveillance des agents municipaux de la commune d'Arquennes qui se sont
fait transporter au lieu du cy devant prioré de Renissart le jour et mois comme
dessus.
L. Legay »[2].
La châsse de Saint
Corneille fut soustraite du prieuré et cachée dans les environs, le calme
revenu les reliques du saint furent déposées à l'église paroissiale d'Arquennes[3].
Le prieuré de
Renissart fut vendu comme bien national au citoyen François Masure, ce dernier
fut conseiller de la préfecture de Jemappes et plus tard membre du conseil
communal sous la période hollandaise.
La ferme de
Renissart, ancien prieuré
[1] 18 juin 1796.
[2] A.E.M. Fonds français et hollandais, n° 477, art.196.
[3] COTYLE R., Arquennes, in "Annales historiques. Val de Samme
1940-1945", t.2. 1976, p. 111.
Libellés :
Inventaire de Renissart
mardi 24 juillet 2018
UN HEROS LOCAL : FIER-A-BRAS DE VERTAING
UN HEROS
LOCAL : FIER-A-BRAS DE VERTAING
Wautier de Bousies,
dit Fier à Bras, est le fils bâtard d’Eustache de Bousies, seigneur de Feluy.
Le sire Fier à Bras de Vertaing fournit
une brillante carrière militaire ;
il remplit , au nom du comte d’Ostrevant,
fils aîné d’Albert de Bavière , comte de Hainaut, plusieurs missions
importantes.
En 1380, il se
trouva avec son pennon dans l’armée
anglaise, composée de 6.000 hommes, qui, sous la conduite du comte Thomas de
Buckingham, oncle du roi Henri II,
débarqua à
Calais pour aller prendre la défense de
Jean IV, duc de Bretagne, contre les Français.
En 1381, les
Gantois s’étant révoltés contre le comte
Louis de Maele, beau-père de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, celui-ci lui
procura une armée française, conduite par le roi lui-même, pour soiumettre les
Flamands. Le bâtard de Vertaing prit du service dans cette armée, qui avec ses
compagnons força le passage de la Lys, se trouva au siège de Commines et assista à la bataille de West-Roosebeke,
où les insurgés commandés par Philippe
d’Artevelde, furent défaits le 29 novembre 1382.
En 1390, il assista
au tournoi de Londres le 2 octobre, il
accompagnait le comte d’Ostrevant.
En 1396, il partit
de nouveau en Angleterre pour lever des troupes pour combattre en Frise, afin
de venger le meurtre de l’aïeul du comte d’Ostrevant. Wauthier de Bousies
débarqua en Hollande avec 200 archers, commandés par trois seigneurs anglais.
Les Frisons furent décimés.
Les services rendus
par Fier-à-Bras furent récompensés par une pension annuelle levée dès 1397, sur la recette du domaine du
Roeulx appartenant au souverain. Sa veuve, Jeanne de Beaurieu reçut ainsi que
son fils Jean, la même pension jusqu’à leur décès.
La plupart des
généalogistes avancent qu’il épousa Catherine de wasières et qu’il en eut un
fils nommé Jean, cette assertion est contredite par la pension payée à sa veuve
et son fils
Wautier de Bousies,
était seigneur d’Aubigny, Familleureux et de Vellereille-lez-Brayeux
D’après une
tradition orale, reçut la seigneurie de la Rocq en apanage de son père comme
récompense de ses exploits dans les guerres de Bretagne et de Frise.
Le 11 mai 1404,
Wauthier de Bousies dit "Fier à Bras"
acheta la seigneurie de Familleureux. Lors de sa joyeuse entrée, il fut alors
insulté par neuf manants de Houdeng qui l'avaient offensé. Il décida d'une
expédition punitive. Des émissaires houdinois se présentèrent alors au château
pour demander grâce mais Fier à bras
ne voulut rien entendre. Il tua le premier d'entre eux et s'apprêtait à continuer sa sombre besogne se préparant à occire les suivants. Tout en entendant les
prières adressées à la Vierge par les
rescapés, celle-ci lui apparut et lui aurait fait remettre son glaive au
fourreau, épargnant ainsi de la mort les autres. Ce fut considéré comme un
miracle.
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Fier à bras
vendredi 25 mai 2018
UN DEMI SIECLE DE MUSIQUE FELUYSIENNE (1900-1950)
Alain GRAUX
L'intérêt des
Feluysiens pour l'art dramatique ne s’est jamais démenti, il fut tout aussi
grand pour la musique.
C'est bien entendu
au sein de l'église locale que se développa une chorale masculine, appelée
"Chorale Sainte-Aldegonde",
du nom de la paroisse. Elle fut créée vers les années 30, sous le pastorat du
curé Maton, et dirigée par Joseph Luypaerts (grand-père de l'actuelle chanteuse
Maurane).
Les 35 exécutants étaient
en 1934:
Camille Bauduin,
Gaston Bougard, Robert Cammaert, Georges Coche, Marcel Colin, Albert Coulon,
André Darquennes, Martial Darquennes, Pierre Deboch, Léon Dehaye, Willy Dehoux,
Marcel Dejean, Robert Dejean, nn. Delestienne, Jean-Baptiste Devaux, Marcel
Dumarteau, Marcel Estienne, Maurice Garitte, Emile Guillaume, Pierre Hennaut,
Gustave Henneau, Victor Henneau, nn. Huvelle, Guy Ladrière, Marcel Landrecie,
Robert Lavianne, Antoine Magritte, Emile Monin, Maurice Sautier, Louis Vanden
berghe, Richard Verbruggen, Louis Wauters.
Un programme de
festivité du 6-6-1943, annonce la chorale et ses 54 participants, interprétant
une messe à 4 voix.
L'art lyrique n'était
pas absent de la vie du village, au sein des sociétés dramatiques locales on
jouait des opérettes et opéras. En général ces soirées théâtrales étaient précédées
ou suivies d'une partie musicale, où les airs de bel canto, de romances, d'airs
humoristiques, etc.
Nous avons relevé:
ANNEE INTERPRETE GENRE MUSICAL
1909. E. Van
Cutsem
1928 S.
Dubray Romance1928 Georges Hautier Romance
1933-1935 Georges Verly Chanteur comique
1936-1939 Solange Berlanger
1936-1939 Albert Leclerq Chanteur comique
1938 Mme Amerijck
1937 Lucienne Marcq Bel-canto
1938 Roger Tinsy Bel-canto
1943 Raymonde Daue Alto
1943 Gaston Bougard Ténor
1943 Raymond Defalque Ténor 1er prix du conservatoire
1943 Mme Gaullet 1er prix conservatoire.
1943 Marguerite Meurice Cantatrice
1943 Yvon Marchand Ténor
1943 L. Richard Opéra
1944 Marguerite Gérard Variétés
1945 Melle J. Alienne Marches et valses
1948 Edmond Henneau Valses viennoises
1950 Jacqueline Demaret
Un orchestre
symphonique avait été créé à la fin du siècle dernier, en 1892, il eut son
franc succès jusqu'en 1920, date où il termina ses activités, on l'appelait "La Philharmonique".
Cette société était
dirigée pour la musique par Odon Darquennes, qui en était aussi le soliste. Il
avait été premier prix de conservatoire.
"La
Philharmonique " avait son siège au Cercle catholique. Le bourgmestre de Feluy, Robert de Lalieux de
la Rocq en était le président d'honneur. Théophile Agneessens en fut le dernier
président.
L'orchestre se
produisait sur un kiosque lors de la ducasse, on l'avait vu se produire lors de
la procession du matin.
Ils jouaient aussi
concert à la Sainte Cécile et lors du tir du Roi, à la société royale Saint-Sébastien,
en février. Ils défilaient au "pas redoublé". La société se produisit
en de nombreux concerts à l'extérieur du village.
Pour ne pas être
en reste, on créa, en 1911, à la Maison du Peuple de Feluy, une société
musicale, elle s'appela "l’Harmonie
socialiste".
Les chefs de
musiques furent successivement Jacques Dehoux ; Sadi ; Bonange ;
Gustave Henneau ; Raymond Tricot ; Walter Henneau.
L’harmonie sortait
traditionnellement le lundi de la ducasse, de même qu’à la Sainte Cécile (un
souper y était organisé), elle faisait des sorties à l’extérieur du village.
Des cours de
solfège étaient donnés pour les jeunes intéressés
Les organisateurs
furent
PRESIDENT TRESORIER SECRETAIRE
1911 Charles Oswald Fernand Rondeau Omer
Antoine
1935 Arthur Colinet Achille Botte Arthur Meurice1938 Hector Rimez Achille Botte Omer Vanmousuckel
1946 Marcel Desmonds Achille Botte Marcel Denis
1947 Léon Badot Emile Botte Roch Tinsy
1959 Oswald Charles Maurice Vlassenbroeck Marcel Loicq
Edgard Faque Walter Henneau Raymond Tricot
Robert Abbeels Walter Henneau André Tricot
Un autre cercle
musical vit le jour en 1940, le cercle symphonique « La Lyre ».
Cette société à
but philanthropique avait pour but d’aider les prisonniers de guerre. Le local
se trouvait au café de Léocadie Lechien, sur la Grand-place.
Le comité se
composait de Marc Payen, président ; Herman Delbruyère,
vice-président ; Jean Dubois, trésorier ; Marcel Franquet, secrétaire
et Edmond Henneau en assurait la direction
La société fut dissoute
en 1949
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Musique
mardi 3 avril 2018
LES FÊTES DU CENTENAIRE DE L’INDÉPENDANCE A ARQUENNES
LES FÊTES DU
CENTENAIRE DE L’INDÉPENDANCE A ARQUENNES
Le dimanche 15 juin 1930 eurent lieu les festivités commémorant le
centenaire de l’Indépendance de la Belgique. Elles commencèrent à 9 heures et
demi par une grande messe célébrée pour les combattants de 1830 et de
1914-1918 ; suivie d’un Te Deum.
A 10 heures et demi eut lieu sur la grand-place l’inauguration de
l’arbre du Centenaire accompagnée du discours du bourgmestre et du président
des combattants. La cérémonie est soutenue par les chants de la chorale.
A 11 heures, l’assemblée s’en vint alors au cimetière, où seront déposées des fleurs sur la tombe du dernier combattant
de la Révolution de 1830, Philippe Demoulin et sur celle des combattants de
1914-1918.
A 11 heures et demi eut lieu à l’école gardienne la remise de la coupe
du Centenaire au Cercle horticole et de petit élevage « L’Espoir ».
L’après-midi, la réception des sociétés de musique étrangères à la commune eut lieu à la gare de Feluy-Arquennes
et la formation d’un cortège
Un cortège partant de la gare parcourut les rues de la Station, la
Grand-place, la place Mathy, le quartier de la Fontaine, la rue de Bon Conseil,
la chaussée de Nivelles, la rue de Chèvremeont, pour revenir sur la
Grand-place.
Il était composé de :
-
La Police
-
Les Ecuyers
de Notre-dame de Bon Conseil- La Société Royale « Les Archers de Saint-Sébastien » d’Arquennes
- La société de tir à l’arc à la perche horizontale « Arquennes Station »
- La Fanfare Royale « L’union Ouvrière » de Seneffe
- Le groupe des garçons de l’école
- La société de Secours Mutuels « Saint-Joseph »
- Le Cercle Horticole et de petit élevage « L’Espoir »
- Le groupe des filles de l’école
- La société de musique locale « Les Volontaires »
- Le groupe de la société du jeu de balle « L’Espoir »
- Les demoiselles du cours de coupe
- Les sociétaires du cercle dramatique « plaisir et Charité »
- Les membres du cercle « Les Enfants de Bon Conseil »
- Le groupe de la société colombophile « La Colombe Joyeuse »
- La société de musique « L’Harmonie de La Hestre »
- La voiture des enfants du dernier Combattant de 1830 (Philippe Demoulin)
- La voiture des institutrices pensionnées
- L’amicale des Anciens Combattants
- L’Administration communale et le comité des fêtes
A l’issue du cortège, eut lieu une remise des médailles du souvenir à la
formation du groupe des délégués de chaque société participante (Drapeau et
deux délégués par société).
A 16 heures, sur la Grand-place a eu lieu une fête de gymnastique par
les élèves des écoles
Au programme on pouvait voir :
-
Entrée
(Filles et garçons)
-
Cantate
« La Liberté »
Filles
-
Pas de
deux – Battements
-
Moulins- Exercices de grâce
- Ronde enfantine : « Mon chez Nous »
- Gavotte
- Ronde des petits enfants belges (école gardienne)
- Exercices avec guirlandes
Garçons
-
Marche
avec mouvements d’ensemble
-
Le Drapeau- Apothéose « Salut au Drapeau »
Un Lâcher monstre de pigeons voyageurs précéda l’allocution du président
de l’amicale des Anciens Combattants
A 18 heures, commença une grande audition musicale donnée par l’Harmonie
de La Hestre dirigée par Victor Hennaut
Son répertoire comprenait :
Une Marche commémorative, de
Paul Gislon
Une Suite orientale, de
François Popy
Une Fantaisie sur « Les
contes d’Offman », d’Offenbach
Un divertissement oriental « Egyptia »
de F. Popy
L’ouverture « La fête des
chasseurs », de Von Reithmeyer
Suivie par la Fanfare Royale « Union Ouvrière » de Seneffe,
dirigée par Albert Frêteur. A son programme il y avait :
Une Marche orientale, d’Albert
Frêteur
Une polka pour piston « La
Bouarde » d’Albert Frêteur, par le soliste Marcelin Hecq
Une fantaisie tirée de « Tanhauser »,
de Wagner
Une schottich originale « La
Jolie villageoise », de Martin, par le soliste
Une fantaisie tirée de « Aïda »,
de Verdi
Le concert se termine par l’ouverture de la « Muette de Portici », d’Aubert.
A 21 heures, eut lieu l’illumination de la Grand-place, la journée se
terminant par un bal populaire
Libellés :
Fête du centenaire
mardi 27 février 2018
ÉCHOS DE FELUY AU XVIIe SIÈCLE
ÉCHOS DE
FELUY AU XVIIe SIÈCLE Alain
GRAUX
Nous avons tenu à transcrire quelques textes anciens de Feluy, ils nous révèlent des marques de tailleurs de pierres. La copie de ces marques fournira à la glyptographie des éléments nouveaux :
Le 26
juin 1638, Antoine de Hainaut
loue à Charles Hanicq une partie de buffet de carrière :
« Le XXVIe juin XVIc
trente huict Anthoine de Hayn(aut) dmt
(demeurant) à Feluy at cogneu avoir vendu
à Charles Hanicq résident audt lieu qui cogneult avoir apcheté, scavoir la
piere d’un certain buffet telle come il est jusqu’aux rouge colpe qui sont de
deux costé, ou tellement qu’ils le marqueront à leurs apaisement entre eux ,
lequel buffet ledit Charles Hanicq polrat prestement en faire son plus grand
proffit et y rocter jusqu’au jour S. Jean-Bapte 1639 et ne polrat emporter
ledit Hanicq le susdit buffet que mis sur le banc marleux, pour lequel buffet
ledit Hanicq debvrat payer audit de Haynaut la somme de vingt trois florins sur
laquelle somme ledit Sr de Haynaut at receu dudit Hanicq la somme de vingt
cincq livres tournois et quant au reste ledit Hanicq promet le payer à
l’aoust avec de la mounée, pour le pris
que le grain vaudrat quand ledit de Haynaut aurat affaire de mounée à la fois.
Ledit de Haynaut a encor receu présentement la somme de trois florins et demi q(ue)
ledt Hanicq promet payer co(mme) dessus, polrat cuir ledit Hanicq de la
chaulx ou faire cuire aux fours dudit de Haynaut moyennant qu’il ne donne.
Empeschant audt de Haynaut quand
il (fait) cuire et ledit de Haynaut debvra faire fachons que en luy payant le
salaire ordinaire.
Le tout fait sans fraude ni
malenghien, en signe de quoy ont signez cest de leurs signatures accoutumé
avecq les signatures des tesmoins à ce requis appelé et pnts (présents), quand aux ordures que ledit Hanicq ferat ou fera faire pour emporter
ledit buffet il ne serat subier les emporter ni amener ou faire mener tout sans
fraude coe dessus »
Signatures : Anthoine de Haynaut (marque), Charles Hanicq (marque),
Franchois Denis , Paul Winqz
Le 30 juillet 1667 ; la communauté de Feluy établit trois
émissaires afin d’obtenir une sauvegarde auprès des armées françaises qui venaient
d’envahir les pays. Turenne venait d’enlever Charleroi.
« Les manans et
habitants de Feluy soubsignez ont comis, constituez et étably pour leurs procureurs et spécialement les
personnes du Sr Georges Lallemand et Anthoine Jousneau et Léon de l’Escail,
pour en leur nom traicter appoincter
pour leurs contributions à moins prix que faire se poulra soit pour le
terme de cincq mois ou six, se poelt avecq le gouverneur de Charleroy ou de
celui d’Ath, accordant que pour ce mesme subject soit mis et assiz desur une
taille pour laquelle requeste à l’advenant des moyens et facultés que chacun de
nous jouy et possesse pour suivre à la somme convenue par nos dis procureurs et
aux fraix
que pour ce fait, à pendre à la
rédaction de ce traicté et besoignez pour qu’il fuist bon grand et stable et
agréable come s’il estoit faict par nous
mesme soubz obligations de nos personnes et de nos biens.
Ce fut faict le XXX juillet 1667,
pns les hommes de fief soubsignez avecq les signatures des constitués, Jean
Gaudré, Elyas Hanicqz, Van Crenem, Jacq Gardin, Englebert Dassonville, Glaude
Fournier, Jan Sturbois, Delville, Jean Jousneau (marque), André
Leclercq (marque), Gille Lisse,
Guillaume Lalieux, Mauris Dubois, Jean Dubois (marque), Anthoine Genart, A. Le Hongre, Lambert
Lenfant (marque), Remy Routelé
(marque), Jean Lechien (marque), Gille Cuvellier (marque), Jean Scailquin, le feme Herman Tordeur en
l’absence de son mary, Henry Quarée, Clément Del Bruier, Pasquier Hayez (marque),
Franchois Alar, Michiel Malvoisin, Nicolas
Derideau (marque), Vinchien Derideau,
Grégoire Dumon, Jacques de Biene (marque), Jean Nisse, Philippe Suply (marque), Gille Rousseau (marque), Louy
Lansau (marque), Nicolas Lebeau
(marque), Adrien Niet, Jean-Baptiste
Resteau, Nicolas de la Rocq, Louy de l’Escol (marque), Guillaume Martin, Nicolas Wincqz, Pierre Demarge (marque), Franchois Fleury, Anne du Gailly, Anthoine
Wincqz, Vinchien Danhé (marque), Jean
Guillaume (marque), Catherine
Stilman, Nicolas Doumont (marque), Janin
Vagon (marque), Phl (Philippe) Dupon, Liennard Goutier, Jean Wauterlo fils
(marque), la vesve Francois de Père, Remy
Brougnion (marque), la feme de
Guillaume Netleman en l’absence de son mary, Constant Mido (marque), Henry Remiens, Andrey Gillet (marque), Nicolas Hayez (marque), Nicolas Baude (marque), Nicolas Gérart, Jean Anthoine, Jean Gomé,
Herman Gaudré, Adrien Trico (marque), Chrystof
Rouman (marque), Martin Monduau
(marque), …Lairen, Vinchien du Vivier,
Laurent Mercier (marque), la vesve
Franchois Derideau, Jean Bruier (marque), Jean Lecocq (marque), la
vesve Jean Helin, Guillaume Mercier (marque), Guillaume Dubois (marque), Phil.
De Champt (marque), Josse Fourneau
(marque), Gille Anthoine (marque), Pierre Alglave, Mathieu Anthoine, Jean
Monnier (marque), André Darquen
(marque), Jean Wagon (marque)
Le 17 février 1659, des tailleurs de pierre s’engagent à fournir
logis et nourriture pendant six mois à Guillaume Le Clercq, afin de parfaire
son apprentissage :
« Le 17 de febvrier 1659 sont
comparus Anthoine Jonart et Jean Lermineau d’une part, et Jerosme Denis
d’aultre, ont remonstrez que Guillaume Le Clercqz dilz Nicolas, est venu à
Felluy à l’intention dÿ demeurer quelq temps pour apprendre à travailler aux
pières ayant deja un commenchement, et come sondt père est demeurant en
Hollande et n’ayant point de place audt Felluy soy retirer, ils lesdits Jonart
et Denis esmeuz de charité à accordez au nom d’iceluy avecq ledit Jerosme,
scavoir que ledit Guillaume demeurerat
au logis dudit Denis lequel sera subjet de le nourrir, buer et loger
honnestement le terme de demy an commenchant presentement et finissant au
dernier d’aoust dudit an 1659.
Pour laquelle nourriture, buage
et logeage, les premiers comparans promettent de payer ou faire payer audit
Denis la somme de trente trois florins argent coursable au pays de Haynaut, et
d’aultre que le seconde comparant Denis aurat à son proffit entierement tout ce
que travaillera ledit Guillaume durant ledit terme, et payer les XXXIII florins
à deux termes si come dix huict florins au prem. Juin prochain et le restan
portant quinze florins au dernier d’aoust le tout dudit an 1659.
Fait sans fraude ni malengien,
promettant furnir à ce que dessus en signe de quoy les soubsignez ont cest
signez avec Paul Wincqz homme de fief et Piere Josneau come tesmoin »
Signatures : Jean Denis
(marque), Anthoine Jonart (marque) Jean Lerminiau (marque), Guillaume Le Clercq, Paul Wincq, Pierre Josniau
(marque)
Le 26 mai 1617, eut lieu l’émancipation de Gérard Darquennes
par sa mère claire Sirbecq :
« Le XXVIe jour du mois de
mai an mille six cent dix sept, Clere Sirbecqz, vesve de feu Hans Darquesnes,
cogneult avoir mis bien deument hors de son pain son filz Gérard Darquesnes
aegée de vingt trois ans ou environ pour faire son plus grand prouffit tant pour
recevoir adhéritance que desheritance et aultres estat de marchandises que il
touvera meilleur convenir pour son plus grand prouffit. Laquelle debvoir a esté
faict et establi devant le mayeur et
eschevins de la terre et seignourie de Felluy au iour du mois et an come
dessus, pnts comme mayeur Herman del Bruier, Phile (Philippe) de Rideau,
Charles Hanicqz, Jean des Marets et Jan des Enfans »
Suivent les signatures avec les marques de Charles Hanicqz, Jean des
Marets et Jean des Enfans
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