lundi 4 avril 2011

FELUY À TRAVERS SES RUELLES ET SENTIERS

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Balade de 4,5 Km
Nous partons de la Maison de la Mémoire, à proximité du Tilleul de l’Espinette,



il a été planté le 20 décembre 1762 par le curé Joseph Bayot, il a été classé par la Commission des Monuments et Sites le 14 juin 1944 en raison de sa valeur esthétique et scientifique.
Nous descendons le sentier de l’Espinette,


   
il fut l’objet d’un litige entre le seigneur de Feluy et l’abbaye de Bonne-espérance en mars 1318, il mène à la fontaine Coulette.



Celle-ci est surmontée d’une pierre placée en 1848, par Victor de Lalieux, en souvenir d’un voyage en terre sainte au cours duquel il fut nommé chevalier du Saint-Sépulcre. Sur la pierre on voit la croix du St-sépulcre.
Nous remontons la ruelle de la Coulette


qui sépare les anciennes carrières de Scaron et Nopère. On aboutit alors au chemin du pont de Scaron, on passe sur celui-ci et on aperçoit l’ancienne carrière dite le Trou du Bossu

                                        
                                      

                                                       
(sobriquet de Louis Charlier), ou carrière Scaron, exploitée jadis par la famille de Lalieux.
Nous arrivons maintenant sur le site de l’Enfer


hameau où naquit, un peu plus loin, Victor Rousseau, sculpteur feluysien de renom. Après un petit crochet sur la gauche, nous empruntons la ruelle du Luron


nous traversons un autre sentier dit Carnacal,



nous longeons ainsi l’arrière des maisons de la place du Petit Moulin, et aboutissons
au lieu dit « Le Paradis des chevaux » dans le bas de la rue Crombize (rue tordue, appellation du moyen-âge)
C’est aussi le lieu de départ de l’avenue Gaston Baudoux, résistant né à Feluy, bourgmestre de la Hestre. Cette rue fut réalisée en 1915 pour occuper les chômeurs afin de leur éviter la déportation.

Nous empruntons une ruelle qui passe sous l’arcade d’une ancienne scierie de pierre qui longe le canal de Charleroi –Bruxelles.



Nous suivons ce dernier en passant devant l’ancienne brasserie Lescart appelée la Boisserie,


qui porte sur son pignon un des anciens cadrans de l’horloge de l’église de Feluy.

Nous somme maintenant au lieu dit Nie Pré (déformation linguistique qui veut dire pré de Hélin).


A cet endroit se trouvait un pont qui enjambait le canal, et qui a sauté lors du dernier conflit mondial.
En face on voit les maisons qui furent les écuries des chevaux de halage. Sur les hauteurs à gauche se situe la cour Maître Paul (du nom de Paul Hennaut, appareilleur de carrière)


appelée aussi en wallon Hamia Bastrode. Ce hameau fait face au hameau Mascaux (nom de personne), au moyen-âge à cet endroit se trouvait le Vie hospital (léproserie).


Nous prenons maintenant le chemin qui mène à la Rocq jusqu’à la chapelle Notre-Dame de Hal,


 
 
         
elle se dresse au pied du chemin des Luttes (Déformation de chemin des huttes), elle remplace l’antique pierre Saint-Martin, lieu de culte des temps du paganisme. Cette chapelle fut érigée en 1890.
Nous virons à gauche en empruntant le sentier du Bon Dieu Delatte

qui longe le cimetière.
On peut y voir de nombreuses pierres tombales sculptées par les artistes feluysiens de la pierre.
Nous traversons la route et continuons sur le sentier


   

dit du Pèlerin qui suit presque en parallèle la Grand-rue de Feluy, on bifurque ensuite vers la droite sur le sentier de Miremont dit du moulin à vent.


On aboutit ainsi à l’entrée du parc du château de Miremont,

lieu-dit les Quatre bonniers. Cette belle bâtisse fut érigée en 1848, par François de Lalieux de la Rocq, sur les plans de l’architecte Raymond Carlier, de Nivelles. Au bout de la propriété s’érigeait un moulin à vent aujourd’hui disparu.
Nous suivons la drève de Miremont


pour arriver au chemin d’Ecaussinnes, nous tournons à gauche à proximité de la ferme de la Haillebaude




qui faisait partie des Tenaules de Bonne-espérance. En 1750 Jérôme Dieux la fit rebâtir, son monogramme surplombe la porte cochère.
Un peu plus loin, la Petite Haillebaude,



c’est la plus vieille maison de Feluy qui date du XVIe siècle.
Sur la gauche on aperçoit les Berceaux. Ce tir à l’arc horizontal est très ancien, mais le premier plan connu date de 1726. En 1889, les archers de Feluy en firent don à la commune de Feluy tout en gardant la jouissance. La compagnie des archers de Saint-Sébastien est une des plus anciennes du pays.



En continuant on passe devant l’école communale de Feluy bâtie en 1882, et récemment restaurée et agrandie.
Face à la fin de la rue, la chapelle de Saint-Joseph, érigée en 1813.


Nous sommes maintenant dans la rue de Familleureux, face au parc du château se trouve l’école qui avait au départ la double fonction d’école et d’hospice

Le baron René d’Ysendoorn à Blois la fit bâtir en 1856. La partie hospice (à droite) fut léguée par les successeurs du baron à la commune de Feluy qui en fit une école communale pour les filles. La partie gauche est l’école libre catholique.
Adossée au mur de la cour de l’école, la chapelle Saint-Rocq.

Elle a perdu le caractère pittoresque de son environnement, elle était abritée par un arbre abattu en 1930.
Nous arrivons maintenant à proximité du sentier du Tremblement, au lieu-dit les Noyelles,


au milieu du sentier, à côté du ruisseau le Graty, au fond du pré dit Crédo, se trouve la fontaine du Tremblement,


 





celle-ci apparut lors du tremblement de terre du 18 septembre 1692, qui se fit sentir dans tout le pays. Source à gros débit, elle est ferrugineuse, nous avons fait placer sur le pont une pierre sculptée par Raymond Dejean pour rappeler cet événement..
La prairie faisant l’intersection entre le sentier et le chemin Boulouffe (nom d’un mayeur de Feluy) s’appelle le pré Charleroi.


Nous longeons maintenant la propriété du « Manoir du Capitaine »

appart-hôtel de luxe qui fut dans le passé le siège de la seigneurie du Croquet,
(Voir notre article dans le blog) elle devint une brasserie, la brasserie Lechien,
puis un haras et maintenant cet ensemble hôtelier de grand luxe.
En longeant la prairie dite du Cygne, nous arrivons au bout du chemin Boulouffe où se trouve la chapelle Notre-Dame de Lorette,


englobée dans le parc du château, bâtie en 1751 par Jean-Philippe Capitte. De l’autre côté de la rue on voit l’ancienne résidence des maîtres de carrière Pennart, à qui succédèrent les Breda d’où le nom
de château Breda.


Nous arrivons ainsi au lieu-dit Trichon, à droite l’hôtel-Dieu, maison des Wagnière, à la belle porte cochère en ogive,


puis la placette où l’on peut admirer les maisons de maîtres de carrières,




au fond le château du Trichon



avec son beau pigeonnier japonais, les grilles proviennent du parc de Bruxelles et l’on peut y voir des impacts de balles de la révolution de 1830, à droite d’autres maisons de maître du XVIIIe siècle.
Leur fait face le moulin banal


que l’on contourne pour arriver au lieu-dit la Seuwière, décharge du moulin et la rivière du Graty
appelée à cet endroit par les feluysiens, rivière Nativa.



Nous continuons dans la ruelle David, du nom du maître de carrière Davis Lisse,



avec ses maisons datant du XVIIe siècle. Nous revenons ainsi sur la Grand-rue
et à notre lieu de départ.




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