Association oeuvrant à la mise en valeur du patrimoine de l'entité de Seneffe et à la connaissance de ses histoires petites ou grandes...
lundi 13 mai 2013
mercredi 10 avril 2013
ROBERT de LALIEUX, GREFFIER (1642-1721)
Né à Bornival, le 17 janvier 1642, de Guillaume de Lalieux et de
Robertine Philippe de Martinval, il montra dès sa plus tendre jeunesse
d'heureuses dispositions pour les études. Il fit avec succès ses humanités au collège de
Nivelles, et, à l'âge de 16 ans, il se rendit à Douai, pour y étudier en
philosophie, s'étant déterminé à l'étude du droit. Il en suivit les cours à la
même université et y fut reçu licencié le I octobre 1662. Désirant visiter les
académies étrangères, il partit pour la France, en mai 1664, et s'arrêta
pendant quelque temps à Paris. Il passa ensuite en Italie, où il se
perfectionna dans l'étude de la jurisprudence en y employant l'espace de huit
ans, pendant lesquels il parcourut les universités les plus célèbres, et se lia
d'amitié avec plusieurs personnages d'un grand mérite. De retour dans sa
patrie, il vint habiter Feluy, où ses parents résidaient depuis 1652. La
capacité qu'il avait acquise par ses études, jointe à la politesse de ses
manières et à la régularité de sa conduite, lui fit bientôt gagner la confiance
du seigneur de Feluy, qui le nomma greffier, le 20 mars 1675 :
« Nous,
Philippe-François, de Berghes, seigneur et comte du pays et terre de
Grimberghe, baron d’Arquesne, baron de Gaesbecque, seigneur de Feluy, Montigny,
Cantaine, etc. du conseil de guerre de S. M., et son maitre de camp
d’infanterie wallonne, chef capitaine d'une compagnie d'hommes d’armes. Scavoir
faisons que pour le bon rapport qui nous at estez faict de la personne de
Robert de Lalieux, nous confiant entièrement en sa bonne diligence et capacité,
nous luy avons accordé et accordons la greffe de nostre terre et seigneurie
de Feluv, suyvant la résignation luy en faicte par Anthoine
Jousneau, avec pouvoir d'exercer tout ce qui en dépend et de garder nos
droicts; aux charges et émoluments y accoustumez. En foy de quoy, nous avons
signé la presente et y faict apposer le cachet de nos armes. A Bruxelles, ce 20
mars 1675, P.
F. de Berghes. comte dc Grimberghe. »
Le
soubsigné bailli et receveur de Feluy, en vertu du pouvoir, qui lui at esté
donné par monseigneur le comte de Grimberghe, de substituer un autre pendant
son absence à l’exercice de sa charge, déclare par ceste d'avoir commis et
establi à cette effect Robert de Lalieux, greffier dudit Feluy, avec promesse
de tenir pour vaillable tout ce qu’en cette qualité de substitut il aura faict.
A Bruxelles, 25 décembre 1678, P.F. de Bouloigne »
Nous
l'agréons ainsy, la date que dessus, jusques à rappel
Frère
Englebert, par la souffrance de Dieu, abbé de Bonne-Espérance, à tous ceux qui
ces présentes voiront, salut. Scavoir faisons que, pour le bon rapport qui nous
a esté faict de la personne de Robert de Lalieux, et nous confiant en sa
preudhomie et bonne diligence, avons iceluy commis et establis, comme nous
faisons par cette, greffier de notre hauteur et seigneurie de l’Espinette dans
Feluy, luy donnant tout tel pouvoir qu’à cette office appertient, le tout
jusque à rappel. En foy de quoy nous avons signé cette et y fait apposer notre
cachet ordinaire. Ce 29 décembre 1678. F. Englebert, abbé de
Bonne-Espérance »
Robert de Lalieux épousa
le l6 février 1686, Catherine Bryart, âgée de dix-sept ans, née à Ronquières le
23 mai 1664, elle lui donna sept enfants, tous nés à Feluy.
Le greffier de Feluy, Robert de Lalieux, mourut le 29 juillet 1721 et fut
enterré le 2 août.
Il mourut avec la réputation d’un homme pieux, charitable et
exemplaire, zélé pour la justice, ami de la paix et exact dans ses écrits. Il
est enterré dans l’église de Feluy,
ainsi que sa femme, avec épitaphe.
Robert de Lalieux acheta la propriété de Jean Scaron (fils) le 3
février 1699, cette propriété comprend « une meson, chambres, jardin, terres et cairière le lieu comme il se
contient gisant emprès la fontaine à la coulette tenant au chemin allant au
Trichon à la cairière Jacques remiens et par embas au warischay et rieu du
moulin et à une ruelle descendant du chemin à la fontaine à la coulette ».
La famille de Lalieux habita le château Scaron jusqu’en 1903.
En 1850, Emmanuel de Lalieux, descendant de Robert, fit élever dans le
parc du château un obélisque à la mémoire de son ancêtre.
Libellés :
Robert de Lalieux
mardi 12 mars 2013
LES FONTAINES DE FELUY
Le patrimoine feluysien est riche en monuments, chapelles, demeures
remarquables, carrières et canaux, mais aussi il s’agrémente de fontaines.
Dans le passé, avant que la distribution d’eau soit effective dans
toutes les habitations du village, il était nécessaire de s’approvisionner en
eau aux fontaines publiques.De nos jours, les Feluysiens ne connaissent plus que la fontaine « Coulette » et la fontaine du tremblement, les plus visibles :
FONTAINE COULETTE
En 1318, un différent
a lieu entre le seigneur de Feluy et l'abbé de Bonne-Espérance au sujet du
droit de passage sur le sentier de la FON'TAINE COULETTE, c’est la première
mention de cette fontaine.
Elle était aussi appelée la FONTAINE DU CURÉ, ainsi le 20 avril 1447 on
cite « …Tassart Descamps vend a
Antoine de le Motte demorant à Feluy, I'hiretaige d'une maison manable avec un
jardin ou il y a une quarière et le moictié du four et foumil gisant au dlevant
le fontaine du Curé de Feluy, tenant à le maison et héritaige Jacques le
Prinche dit Trisson et à le maison les
hoirs Jacquemart le Prinche ».De nombreux textes nous parlent de la fontaine Coulette au fil du temps.
En 1846, Victor Ambroise de Lalieux entreprend, à 22 ans, un voyage qui le conduit en Italie et en Palestine pour visiter les lieux saints. Il part de Feluy le 22 août et arrive à Alexandrie le 24 janvier 1847, après déjà tout un périple. Il arrive à Jérusalem le l0 février. Le 1er mai il est à Paris et rentre à Feluy quelques jours plus tard, Le 10 octobre 1847, il est reçu chevalier de l'Ordre du Saint Sépulcre. En souvenir de ce voyage Victor de Lalieux fait placer une pierre armoriée à l'insigne de cet ordre avec l'inscription "COULE TOUJOURS COULETTE" au dessus de cette fontaine. Au centre de ce linteau de pierre est taillé en relief un écu du 15e s. Au centre de l'écu est aussi taillée, en relief; une croix potencée. Les quatre angles formés par celle-ci sont rehaussés chacun d'une croix grecque du même relief.
En 1925, on plaça une pompe afin de pallier les insuffisances du débit de l’eau. Cette eau est parfois impropre à la consommation.
FONTAINE du
TREMBLEMENT
Le 18 septembre 1692, cette source ferrugineuse a
jaillit lors du tremblement de terre qui s'est produit ce jour là, à quelques
pas du passage enjambant le cours du Graty, au Sentier du Croquet devenu
sentier du Sr Lallemand et appelé depuis
sentier du Tremblement et au bas du Petit pré Crédo
Ce n'est que plus tard que cette source pérenne fut
aménagée en fontaine pour en faciliter l’accès et prélever son eau recherchée
pour sa particularité à combattre les
carences martiales (chlorose).C'est lors du même tremblement que jaillit la Géronstère
à Spa.En 1985, la section de Feluy de l’association « Présence et Action culturelle » a fait placer une pierre commémorative de l’événement, elle fut sculptée par Raymond Dejean. Le tremblement de terre est stylisé par un éclair frappant le sol, faisant jaillir l’eau.
FONTAINE aux LOUPS,
Elle est attestée vers1830, mais est probablement
beaucoup plus ancienne. Le plan et matrice Popp. Renseigne la FONTAINE aux
LOUPS, elle se trouve section A, parcelle 275a, un peu en retrait du chemin de
la Rocq. L'eau y coule toujours au bas de la volée d'escaliers. comme beaucoup
d'autres, souvent elle n'est plus potable.
Probablement que l'aménagement de la fontaine telle
que nous la voyons date du changement du gabarit du canal.
On peut encore voir la fontaine au trou derrière le
hameau Daublain, sur le chemin du bois d’Horues
FONTAINE au TROU
Diverses mentions situent la fontaine à travers le
temps :
En 1502, Pierart le Prince vend a Vespasien de Lannes
l'héritage d'une pièce de terre « gisant
deseur le FONTENY au TRAUX tenant au chemin allant de Feluy au bois d’Haurut,
d'autre part du loing au fief du Croquet a Herman de le Bruyer, as Terres de
I'Escaille et a Guillaume Francquart dit Wesprin ».En 1642, « Anthoine Francquart à pnt. Arnould Wincq au lieu de maître Pierre Hanouille, paravant Simon du Parcq au lieu de Remy Moreau doibt pour un petit pret gisant au delà de la FONTATNE au TROU tenant au chemin allant de la pierre Saint-Martin au bois de Haurue eschéant chacun an au jour Sainct Remy 30 sols 4 deniers »
« Jean François Daublain lequel doit chacun an auxdits pauvres le 9 février, huit florins huit pattars de rente franche a prendre et lever comme charge sur sa maison et closure à Rahaux gisante audit Feluy outre la FONTAINE au TROU acquise le 9 février 1774 avec les deniers donnés par le sieur Louis Delalieux aux charges de faire célébrer sept messes ».
En 1801, on cite « Item une rente de trois livres quinze sols faisant de France trois francs trente neuf centimes due par les héritiers philippe Lisse sur un pré à la FONTAINE au TROU »
Il est bien d’autres fontaines citées dans le passé et
qui sont pour la plupart disparues :
FONTAINE A BRÉDA,
Le 31 mars 1545. Antoine Gilliart demeurant au Tienne
as coulons sous Feluy « met es mains
du mayeur de Felluy deux bonniers de paschy, pret et terre labourable en deux
pièches tenant l'une contre l'aultre gisant près de la FONTAINE à BREDA tenant au
chemin qui mayne audit tienne as coulons, à l'héritaige Jehan de le Fontaine au
bois de Felluy de deux costez et a Guillaume Franquart.
Duquel héritaige
ledit Antoine Gilliart se déshérite et remet entre les mains de Gérard Scaron
comme mambour pour sauver et garder les debvises et conventions que sensuyt:
c'est assavoir que tant que lui Antoine Gilliart sera en vie il joyrat
paisiblement des deux bonniers en fera toute sa vie sa pure volonté. Et Jehenne
de le Fontaine, sa femme le suist pour vivante, il veut et ordonne qu'elle
joysse et possesse le court de sa vie le dict héritaige de deux bonniers ».
FONTAINE au
CERISIER,
Le 16 octobre- 1504, on cite « … un demy bonnier de pret gisant auprès de la
FONTAINE au SERIZIER tenant au chemin de Felluy au bois de Haurut aux pouvres
de Felluy… »
En 1590, « Remy
Moreau du Petit Wesprin venant de Eustace son père paravant de Guillae
Francquart dudit Wesprin son grand père pour un petit pret qu'il tient par
arrentement gisant auprès de la FONTAINE au SERIZIER que Noullard Duquesnes
laissa en laditte église, s'en rend par an le contrepand. Racheté, eschéant à
la St Remy ». Vers 1730, la veuve Philippe Lisse doit par an 2 sols 8 deniers de rente .au lieu de Pierre Wincqz pour un pré « gisant par delà la FONTAINE au CENSIER tenant au Chemin allant des quarières au Bois de Haurut, a elle même et le long du ruisseau »
FONTAINE AU
CHEVAL,
Le 9 février 1809, Marie Claire Delattre veuve de
pierre Bourret de Feluy et son fils Nicolas Michel Bourret résidant avec elle,
transporte une rente annuelle et perpétuelle de 18 Frs sur une prairie « sise près le Paradis à Feluy tenant au sieur
de Herissem, à la prairie de la FONTAINE AU CIIEVAL, au chemin allant de
Paradis à Sartelle et pour arrière fin sur une maison avec jardin sise à
Arquennes tenant à la Samme à la prairie de la FONTAINE AU CHEVAL, également à
Herman Capitte, fermier à Feluy ».
LES FONTAINEs de
la CLAIRE HAYE
Le 17 mai 1834. eut lieu la vente d'un terrain ou la fontaine
de la Claire Haye est mentionnée comme tenant au bien acquit par Nicolas
Bruyère, cultivateur de Feluy
En fait, deux fontaines existaient à la Claire Haye.
Elles étaient toutes deux renseignées dans l’étude initiée par Hanonnia, vers 1930. La Fontaine
de la Haute claire Haye est déclarée tarie, celle de la Basse Claire Haye a
encore existé longtemps. Non loin de la ferme du Graty (section C, parcelle 795),
elle était située au pied du sentier de la Claire Haye qui, plus loin, se divisait
en deux et que Popp appelait sentier Magaux. La fontaine a disparu lors des
travaux effectués par la commune de Seneffe (entité), pour la création d'un chemin
d'accès en remplacement du sentier.
FONTAINE DU
FICHAUX
La FONTAINE du FICHAUX est indiquée au plan Popp, mais
n'apparaît plus au levé de la carte I.G.M. de 1906. Elle se trouvait en section
D parcelle 506b. Partant de la jonction
des chemins du Tri et du bois d'Horrues un sentier y conduisait à travers la
prairie. De nos jours un espace légèrement humide reste visible. Elle se
trouvait ainsi en avant et entre les fermes Fréjacques et de Croncul.
FONTAINE de La GRAND MÈRE,
Le plan Popp vers
1860, renseigne clairement l'emplacement de la FONTAINE GRAND MERE aujourd'hui
disparue. On peut la situer en section C, parcelles 211a, 212a.
Le 1er
juillet 1859, un rapport de police signale que "...monsieur Alexis Glineur obstrue un sentier voisin à sa
propriété conduisant du chemin de Ronquières à la fontaine dite de la GRAND
MERE »
FONTAINE du
LIE-FRANC
Le lie Franc est la ferme isolée qui se situe entre
Saint-Antoine et le pont de Tous les Diables. La fontaine desservait la ferme
FONTAINE des
PÉLERINS
Le 20 avril 1563, Herman Descamps, Maître de clairière de Feluy vend pour la somme de
Le 5 mai 1574, Herman Descamps tenant l’hostellerie de l’Equipée, vend a Jacques le Vassal, Maître de carrière à Feluy un ½ bonnier de terre « gisant envers la FONTAINE des PELERINS en deseure les paschys de la cour de l'Escaille, à la charge par le dict le vassal de 4 liv. 2 solz de rente à la recette de Felluy ».
FONTAINE DU PÉRUWELZ
On cite déjà cette fontaine le 28 février 1444,
« ... une terre gisant au desous dou
Vivier de Gérimont tenant au rieu venant dudit vivier et d'aultre a le Ruelle
qui vat doudit vivier a la-FONTAINE de PERUWELZ et avecq I'héritaige de ung
courtil condist le Haut Courtil »
La FONTAINE dU PERUWELZ était disparue au début du XXe
siècle, mais la source reste visible derrière la cité Saint-Georges. Le relevé
I.G.M. de 1906 la situe bien; celui de I'I.G.N. de l983 localise encore son
emplacement. Le ruisseau n'existe plus.
FONTAINE DU
PETIT MOULIN
L’administration communale de Feluy supprima en 1943, cette fontaine
située sur la rive gauche du canal au
bief 20 à cause d’un trop petit débit.
Cette fontaine se trouvait à droite du chemin de
Crombize à mi-distance environ de l'ancienne Brasserie Lescart et le pont sauté
du Petit-MoulinElle était entourée d'un garde-corps en fer. Elle fut démolie par la régie desVoies Navigables contrainte de déplacer et restaurer la fontaine après les agrandissements et aménagements du canal. on y accédait par un escalier d'une vingtaine de marches. Il semble qu'elle jaillit lors l'exploitation des carrières.
FONTAINE A
ROLLAN
C’est probablement la fontaine de la Tour qui
Brouille, tarie en 1857 et qui se trouvait dans le fief de la Comminière.
FONTAINE DE LA
WARTE,
Aucun document ne parle de façon précise de la
fontaine de la Warte, qui pourtant doit être très ancienne et devait alimenter
en eau potable les maisons du hameau.
Elle est située au cadastre section A, parcelle428a.
Appelée aussi fontaine du Birasse (sobriquet de la
famille Cuisenaire)
En 1589, on cite « Remy Moreau venant d’Eustace son
père paravant Guillae Francquart du Wesprin, son grand père, sur ung predt
gisant a la FONTAINE au WESPRIN qui fut à Guillae le Heez. Par an doibt iiii Liv. xij sols »
Cette Fontaine se trouvait en section A, parcelle 389,
à proximité du sentier du Pèlerin, un peu en contrebas de la ferme de ce nom;
la fontaine doit avoir disparu vers les années 1970.
Libellés :
Les fontaines de Feluy
lundi 4 mars 2013
Les voies navigables du Hainaut
Belle affluence pour cette expo qui c'est déroulée ces 2 week-end
beaucoup de compliments, de remerciements et de questions concernant les canaux.
Voici quelques photos de l'évènement ainsi que le lien vers le reportage des télévisions locales
Antenne centre :
http://www.antennecentre.tv/site/feluy_les_voies_navigables_-73999-999-226.html?id_surf=
Télésambre : http://telesambre.rtc.be/content/view/16755/401/
Libellés :
Expo
LES ECOLES ET HOSPICE DE LA RUE DE FAMILLEUREUX
Alain Graux
En 1856, le comte
René‑Albert d'IJsendoorn à Blois projette la construction d'un bâtiment devant
servir d'hospice et d'école. Malheureusement, il meurt en son domicile de
Vaasen (Hollande), le 4 mars 1856. Le comte Charles‑Frédéric, son frère,
respecte la volonté du défunt et fait ériger la bâtisse à sa mémoire dès avril
1857. Cette dernière est terminée à la fin de cette année.
Le 10 septembre
1859, il en fait donation au bureau de bienfaisance de Feluy, par acte passé
devant le notaire de Feluy J. B. Dumortier. La donation comprend "un
bâtiment récemment construit en pierres et briques se composant de plusieurs
places au rez‑de‑chaussée et à l'étage, grenier au-dessus, couvert en ardoises,
caves au dessous, remises, puits, citerne, four et fournil avec le jardin y
annexé, de la contenance de 31 ares 85 centiares ; partie prise dans "les
Petites Douaires", tenant au donateur, à Liénard, Gorez et à Sauvage et au
chemin de Feluy à Familleureux. Ce bâtiment est destiné à l'usage d'hospice
pour vieilles femmes, veuves ou filles, et d'école avec logement pour les
institutrices ..."
Le comte
d'Ijsendoorn à Blois créa, au profit dudit bureau, pour l'entretien de cinq
vieilles femmes et l'entretien et traitement d'une Sœur de charité chargée de
leur donner des soins, une rente annuelle de 2150 F .
La donation est
alors acceptée par le bureau de bienfaisance et le Conseil communal, et
approuvée par la députation permanente du Hainaut. Par lettre du 15 décembre
1859, le commissaire d'arrondissement de Charleroi, Monsieur de Gerlache,
informe le comte que le ministre de la justice ne pourra donner son approbation
si on n'apporte pas de changements à l'acte de donation. Le ministre ne fait
pas d'objection pour l'école qui comprend "deux salles de classes, 4
pièces de rez‑de-chaussée, 5 pièces à l'étage pour le logement des
instituteurs, avec grenier, cave, cour et jardin, le tout faisant 17 ares 6 ca
..." Il en fait au sujet de certaines clauses de la donation :
- Qu'une religieuse soit attachée à l'établissement.
- Celle qui fixe à350
F la fondation d'un lit.
- Celle qui limite à 12 le nombre de lits.
- Celle qui réserve la gestion, le droit d'entrée, etc. à l'approbation du comte et à son épouse.
Il veut qu'au terme des lois du 16 vendémiaire an V (7-10-1796) et de la loi communale, une commission administrative d'hospice civil soit créée pour accepter la fondation et gérer l'établissement.
- Qu'une religieuse soit attachée à l'établissement.
- Celle qui fixe à
- Celle qui limite à 12 le nombre de lits.
- Celle qui réserve la gestion, le droit d'entrée, etc. à l'approbation du comte et à son épouse.
Il veut qu'au terme des lois du 16 vendémiaire an V (7-10-1796) et de la loi communale, une commission administrative d'hospice civil soit créée pour accepter la fondation et gérer l'établissement.
Le 3 janvier 1860,
le comte informe le gouverneur du Hainaut qu'il ne veut rien changer à ses
dispositions. C'est la rupture. La donation de l'hospice est refusée. Le comte
gère alors l'hospice et dès le début de l'année, cinq femmes entrent à
l'hospice et une Sœur de l'ordre de la Providence de Champion (Namur) est choisie
pour leur donner des soins. La commune prit possession de l'école, le comte
s'en réservant la propriété. Les cours sont donnés par des religieuses du même
ordre.
En 1865 (le 26
septembre), par testament olographe fait à Feluy, il lègue l'hospice à Monsieur
François de Lalieux et crée une rente annuelle de 2150 F . Le comte
d'Ijsendoorn à Blois décède au château de Cannenburg‑Vaasen, le 9 décembre
1865. La baronne Charlotte Oldenneel d'Oldenzeel, usufruitière des biens en
vertu du testament de son mari, paie la rente qu'elle augmente de 100 F . D'autres personnes
lèguent des rentes pour l'entretien de l'hospice.
Le 27 mars 1866, un
état des biens du comte, fait à sa mort, signale:
« …il s'ensuit
de là, comme aussi de l'inobservation des règles de l'art lors de l'érection du
bâtiment, en outre qu'il existe des lézardes dans plusieurs murs, faute de la
solidité des poutres, que les experts ont été unanimes d'estimer ce bien à la
valeur vénale de 15000 F
..."
Les héritiers des
d'Ijsendoorn à Blois firent opposition au testament[1].
Un jugement du tribunal d'Arnheim, en date du 12 novembre 1868, disposa que le
code civil néerlandais défend aux Hollandais de tester à l'étranger en la forme
olographe. Le 15 juin 1869, Madame
d'Oldenzeel perdit ses droits d'usufruitière sur les biens de la succession et
le testament fut annulé. L'hospice échut alors à la baronne de Sprimont et à
son frère le comte Émile de Hamal, à la comtesse de Berlo, à sa sœur, ainsi
qu'à François Hallo. Ils réservèrent l'hospice à l'agrandissement de l'école.
L'enseignement
communal était régi par une commission administrative. François de Lalieux de
la Rocq racheta une partie du bâtiment (Partie gauche) aux héritiers
d'Ijsendoorn à Blois. Cela se fit peu à peu car il ne fallut pas moins de 14 actes
pour s'en rendre pleinement propriétaire (il y avait 14 co-héritiers). Les
religieuses s'occupèrent de l'école jusqu'en 1879, date de leur démission en
tant qu'institutrices communales.
[1] Les héritiers du comte d'Ysendoorn étaient définis
par un jugement du tribunal d'Arnheim, le 12 novembre 1868, pour le côté
paternel : a) le comte Émile de Hamal, propriétaire à Seraing. b) la baronne
Comhaire de Sprimont, née comtesse de Hamal, domiciliée à Liège. c) Marie‑Ferdinande‑Joséphine,
comtesse de Berlo, épouse de M. Pierre‑François Van der Gracht, propriétaire à
Molle. d) Anne‑Marie‑Louise, comtesse de Berlo.
Et, pour le côté
maternel: Franciscus‑Johannes Hallo, domicilié à Rotterdam, représentant la
famille Van Veningen.
ECOLE COMMUNALE
DES FILLES (RUE DE FAMILLEUREUX)
La partie droite du
bâtiment fut offerte en donation à la commune de Feluy par Monsieur
Vandergracht, le 25 août 1881. Le Conseil communal approuva les travaux
d'aménagement de l'école de filles. L’école maternelle communale s’y implanta
aussi.
ECOLE LIBRE DES
FILLES (RUE DE FAMILLEUREUX)
Quant à l'école
libre des filles installée dans l'ancien hospice, elle fut toujours entretenue
par la famille de Lalieux de la Rocq jusqu'en 1967, date où partage familial la
fit échoir à Madame de Montpellier d'Annevoie, née de Lalieux de la Rocq, qui
en fit don aux œuvres paroissiales.
En 1930, les locaux
furent jugés exigus et on décida de construire de nouvelles classes.
Libellés :
LES ECOLES ET HOSPICE
vendredi 11 janvier 2013
LE CHÂTEAU DE SCRAWELLE
Le château de Scrawelle dit Bucéphale à Seneffe
Le château de Scrawelle est situé à proximité de
l’Avenue de la Motte Baraffe.
A son retour d'Algérie, Désiré du Bray, grand amateur
de chevaux, se fit construire cette étonnante résidence en 1860. Conçu par l'architecte
Raymond Carlier, de Nivelles, et élevé en briques et pierre calcaire sur une
implantation rappelant un fer à cheval, l'ensemble se compose d'un corps de
logis et d'écuries, résolument traités selon une inspiration néo-médiévale
teintée d'arabisme.
Etabli sur une déclivité de terrain, le château est
une construction étroite et élancée de trois niveaux sur caves hautes, couronnée
d'un faux mâchicoulis à parapet crénelé sur arcatures et coiffé d'une toiture
en pavillon cernée d'un second crénelage.
Deux courtes ailes épaulent le rez-de-chaussée de part
et d'autre.
Sur un haut soubassement de pierre ménageant des
soupiraux aux angles lobés, la façade principale comptant trois travées de baies
séparées par des pilastres de briques. Aux deux premiers niveaux, se trouvent
des baies en plein cintre à l’encadrement de briques pour les fenêtres divisées
par un remplage géminé en pierre; un encadrement
de calcaire entoure la porte, avec montants en pilastres et arc orné de
chevrons, précédée d'un emmarchement évasé entre deux murets bas.
Au dernier étage, sous les arcatures reliant les
pilastres, des baies quadrilobées sont cernées de pierre. La façade arrière est
semblable, hormis le soubassement qui est réduit; murs goutterots ne comptant
qu’une travée centrale aux étages. Le rez-de-chaussée étant occupé par les
ailes basses éclairées par une fenêtre en plein cintre sur chaque face
cantonnée de pilastres portant l'amortissement crénelé.
Au départ de ces ailes, deux murs crénelés épargnant
un accès entre deux tourelles, rejoignent les écuries élevées en retour
d'équerre.
Elles sont traitées dans le même esprit que le corps
de logis, elles sont rythmées par des pilastres de briques reliés par de petites
arcades sous un crénelage simplifié, avec des baies à encadrement de calcaire, en plein cintre
ou quadrilobées. Toitures à croupes.
Aux extrémités sud et est, deux tours minarets
surmontent les écuries, elles sont purement décoratives, elles se composent de
trois niveaux de section polygonale, en décrochement et de taille dégressive,
aux pans raidis de chaînes d'angle, quasi aveugles hormis quelques fausses
meurtrières et des oculi au premier niveau.
LE PARC
Il possède un parc
d'un hectare et demi, qui abrite une collection dendrologique qui possède
quelque 600 espèces ou variétés, principalement des magnolias et des abies. Les
chênes noirs américains sont également bien représentés.
LES CHÂTELAINS
DESIRE-EUGENE-Englebert
DUBRAY
Né à Seneffe en 1817, y décédé
en 1875, fils d’Englebert et de Julie-Adrienne Crousse, c’est lui qui fit
édifier le château.
A son décès c’est sa sœur Pauline-Julie qui hérita du
château. Elle naquit à Seneffe le 14 novembre 1827 et décéda à Feluy le 21
février 1893.
Elle épousa à Seneffe le 30 juin 1847, Philippe-François
de Lalieux de la Rocq, écuyer, né à Feluy le 2 octobre 1819, échevin,
bourgmestre de Feluy jusqu’en 1878, conseiller provincial de 1858 à 1876,
décédé à Feluy le 18 août 1904. Ces époux vivaient au château de Miremont à
Feluy, demeure qui elle aussi fut bâtie par l’architecte Carlier.
Ces époux eurent trois enfants dont Julie qui habita
le château.
JULIE-PAULINE de LALIEUX de la ROCQ
Elle naquit à Feluy le 25 mai 1850 et décéda à Seneffe
(Scrawelle) le 8 juin 1914.
Elle épousa à Feluy le 19 octobre 1869 Marie-Raymond
de la Motte Baraffe de Bourquembray, né à Gosselies le 31 juillet 1845, écuyer,
conseiller communal et bourgmestre de Seneffe, président du conseil de
Fabrique. Ce dernier décéda à Seneffe le 1er mars 1915. Ces époux
eurent cinq enfants dont :
ALBERT de la MOTTE BARAFFE de BOURQUEMBRAY,
Ecuyer, né à Seneffe le 1er mai 1886, y
décédé le 18 août 1949, bourgmestre de Seneffe.
Il épousa à Vliermaal le 24 septembre 1924, Yvonne
dite Saskia Fontaine de Ghélin, née à Vliermaal le 5 avril 1903, décédée à
Bruxelles le 8 mars 1971. Ce couple eut trois enfants dont :
THIERRY de la MOTTE BARAFFE de BOURQUEMBRAY
Ecuyer, né à Seneffe le 30 janvier 1931, avocat,
échevin de Seneffe.
Il épousa à Deurle le 30 octobre 1962, la vicomtesse
Sylvianne-Marie-Hélène de Spoelberch, née à Ettebeek le 15 mai 1942,
bourgmestre de Seneffe
BIBLIOGRAPHIE
G. LEMAIGRE de STORDEUR. Scrawelle in Maisons d'hier et d'aujourd'hui, n" 55, 1988, p.
24-35.
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