mardi 27 juin 2023

DES GRANDS PÂTURAGES A LA FERME DU CAPITAINE

 DES GRANDS PÂTURAGES A LA FERME DU CAPITAINE

                                                                                      Alain GRAUX

 Les Grands Pâturages sont déjà cités en 1518, lorsque Jehan de Gochelies vend à son fils Godefroid, un demi-bonnier de terre « emprès du Grand pasturaige dudit Jehan »La Cense des Grands Pâturages appartenait en 1524 à Jacquemart Francquart dit du Wesprin, qui y vivait avec son épouse Jehenne Gaudy.

La propriété comprenait une maison, prairie, jardin, étang et terres labourables.

Leur fils, Guillaume Francquart, leur succéda. Il était l’époux de Barbe le Feron.

Le 18 juillet 1553, Guillaume Francquart censier du Grand Pasturaige, a Feluy déclare « qu'il avoit une rente de 10 livres 5 solz de rente assise sur deux bonniers de pret appertenant a Barbe Francquart, vefue de Jehan Deschamps, tenant a Joachim Deschamps, a Jacques le Vassal ».

C’est ensuite la fille des époux Francquart-le Feron, Annette Francquart qui hérita de la propriété. Elle épousa Guillaume Anthoine, la cense passe ensuite à leurs deux filles, Isabeau Anthoine, épouse Jean Reston, et Barbe Anthoine épouse Jacques le Vassaux (Le Vassal), greffier de Feluy. Ce sont ces derniers qui habitent la ferme, ils rachètent la partie appartenant aux époux Reston-Anthoine.

 Le 28 décembre 1572, « Jean Reston, censier de la Maison de Renissart à Arquesne come marit et époux de Isabeau Antoine d'une part et Jacques le Vassaul fils Jacques, maître de quairiere résident a Felluy son beau frère à tiltre de Barbe Antoine sa femme d'aultre part; accompagné de Guillaume Francquart grand père aux deux sœurs résident aussy a Feluy lequel remonstroit qu'en 1562 il avoit conditionné debvises, héritaiges et rentes des héritaiges qu'il avoit a Felluy, entre autres une maison, grange, estables, fournil, brasserie, gardin etc.., condist au Grand Pasturaige, venant des hoirs Henry de le Rue et Jehan Hanicq gisant à Perulwez tenant de deux costets a l'héritaige de la vefve de Godefroid de Gochelies, a Antoine Hanicq et au rieu d'Ansiessart et au chemin, pour après son trezpas à la dite Barbe Anthoine a présent femme a Jacques le Vassault tant pour elle que pour ses hoirs, a la charge de payer chacun an a Isabeau Anthoine sa sœure la somme de 20 livres tourn. de rentes. Après cette remonstrance, le dict Jehan Reston dit que Jacques le Vassault son beau-frère avoit fait le rachapt de cette rente de 360 livres tourn. et de ce fait se déshérita en présence des mayeurs et eschevins des 20 livres de rente qui nommèrent Cyprien del Rouillie comme mambour de ce chirographe »

Les époux Le Vassal-Anthoine, eurent une fille Isabeau Le Vassal, cette dernière épousa Jean Gaudré, seigneur de Froidmont en Petit-Rœulx.

 En 1631, Jean Gaudré, fils du précédent, époux de Charlotte de Davre, devait à l’église une rente de 22 sols due sur les terres des grands Pâturages. Jean Gaudré décéda le 28 avril 1657.

Les époux Gaudré-de Davre eurent trois enfants : Jérôme Gaudré, chanoine de Sainte-Gertrude à Nivelles ; Jean Gaudré, mort en célibat dans la ferme parentale le 12 octobre 1703, et Hélène Gaudré qui épousa Guillaume Dawaigne. Ces derniers eurent un fils, Jean Dawaigne, seigneur de Froidmont, qui épousa à Nivelles le 13 octobre 1687, Jeanne-Marie Le Hoye, dame de la Haye à Gouy, née à Nivelles le 30 août 1659.

En 1689, ces derniers doivent une rente à l’église : « au lieu de Jacques le Vassal leur grand père pour un pret au Grand Pasturaige doibvent par an vingt trois sols. Icy pour trois années escheultes terme de ce compte soixante neuf sols mais de tant que les at faict modération d'une année sur les trois pour foulles  de guerre et de touttes rentes au dessus de vingt sols ».

Le 4 octobre 1696, un fourragement général eut lieu à Feluy: le Croquet et les grands Pâturages furent entièrement pillés.-

Le 1er juillet 1698, Jean Gaudré déclare se déshériter de sa maison qu'on appelle le -rand Pasturaige, consistant en 11 bonniers de prés, 18 bonniers de terres labourables, maison, édifices ainsi que tous les bestiaux, chevaux etc., et les attirails de labour au profit de son neveu a condition de le nourrir et soigner sa vie durant :

« Le Sr Jean Gaudré demeurant audit Feluy et de sa bonne volonté sans contraincte considérant les services qu'il at receut du Sr Jean Dawaigne, son nepveu, déclare ce qui suit: Le dict Dawaigne a soufier pendant cette dernière guerre en se maison depuis le Toussaint 1693 jusqu'a présent faict déshériter a son prouffict de sa maison dépendance et appendance que l'on dist le Grand pasturage gisant a Feluy cornme il se contient consistant en onze bonniers tant pret que paischy et entrepresure et dix huict bonniers de terres labourables sous Feluy tant

pretz que terre soubz Seneffe pour en jouyr et luy appertenir a tousiours entirmt (entièrement) et amplmt (amplement) qu'en auroit peu proufiter et user ledit Jean Gaudré parmy payant les charges des dits biens et le nourrir à sa table. Le dict Sr Jean Gaudré sa vie durant luy servant de mesme, tous les bestiaux tant vyaulx que vaches et aultres aussy, les attirails de labours et meubles dont il se servoit dans sa mesnagerie et dont il est en possession par pure et simple donation lui verbalement faicte depuis le Toussain 1693 et qui est ratifiez présentement par ledit Sr Jean Gaudré renoncant de ses biens au prouffict dudit Dawaigne ».

 Le 6 août 1698, Jean d'Awaigne  déclare « qu'étant en possession de la maison et héritaige du Grand Pasturage que son oncle Jean Gaudré luy a cédé ainsi 18 bonniers de terres labourables en commun avec sa mère et d'autres cohéritiers, ils sont mis d'accord pour l'évaluation de ces biens ».

De nombreuses rentes sont dues par la cense des Grands pâturages, elles attestent la possession de la ferme par Jean Dawaigne :

En 1701, une rente est due à la Table des Pauvres (Notre CPAS actuel) : « Dudit Jean Gaudré à pnt. le Sr Jean Dawaigne son nepveu sur ses héritages du Pasturage, doibt par an en bled deux rasières ».

Une autre rente est due à l’église : « Au Sr Jean Dawaigne au lieu du Sr Jean Gaudré venant de Jacq le Vassal pour un pret au Grand Pasturaige, doibt par an ving trois sols ».

Encore en 1730, on trouve : « Du Sieur Dawaigne au lieu de Jean Gaudré sur ses héritages du Pâturage dit par an 2 rasières de bled ».

  La ferme fut reconstruite en 1702, elle se présente comme suit : c’est un quadrilatère de brique et calcaire, du début du XVIIIe siècle,  Un mur clôture la cour, il est interrompu par une tour-porche restaurée: le rez-de-chaussée est bâti en pierres de taille et moellons de calcaire, remontant peut-être au XVIIe siècle, la porte en anse de panier est inscrite dans une feuillure rectangulaire à congés, forme un débouché sous une large arcade surbaissée du début du XVIIIe siècle, à claveaux en bossages un-sur-deux, dont la clé s'orne du monogramme des familles Dawaigne-le Hoye.

L’étage est érigé en briques, contemporain de ce portail, harpé aux angles et parcouru de chaînes. Au-dessus des arcades, on trouve une fenêtre à croisée de pierre avec montants à harpes saillantes prolongés en allèges. La toiture est en pavillons superposés.

Dans la cour à droite se trouve le corps de logis à étage, daté par ancres décoratives de 1702. La façade, comptant cinq travées de baies entre les harpes d'angle reliées par des chaînes de pierre, les fenêtres à croisée sont similaires à celles du porche. Surmontée des armes des Dawaigne-Lehoye,


la porte centrale s’ouvre en anse de panier sous corniche et baie d'imposte, avec encadrement creusé d'une gorge ourlée, rehaussé de harpes et d'une clé saillantes.

 En 1758, le plan partiel de Feluy réalisé par le géomètre Fonson indique 1758. Le plan indique que le  Grand Pâturage appartient au Sieur Mahieux, c’est à mon avis une erreur, il est propriétaire du Croquet. 

    

En réalité, la propriété appartient alors à Marie-Hélène Dawaigne, dame de la Haye à Gouy, née à Nivelles le 30-10-1688. Elle épousa  à Feluy le 7 janvier 1710, Louis-Henri-Jean, libre baron de Hérissem et du Saint-Empire, né à  Crucenay le 25-7-1674, licencié en droit de Louvain. Il mourut assez jeune, le 7 janvier 1725, sa veuve, Marie-Hélène Dawaigne mourut à Nivelles le 24-7-1757 De cette union naquirent neuf enfants

Ils vendirent la propriété au maître de carrière Jean-Baptiste Capitte dit le Capitaine, et à sa seconde épouse, Marie-Jh. Marcq.

En 1811, il paie aussi une rente à l’église (compte des chapelles) : « Capitte Jean Bpte au lieu de Sr de Hérissem sur la cense du Grand Paturage à Feluy contenant quatre bonniers d'héritage doit l'an de rente cinq rasières une pinte de seigle ».

 Jean Baptiste Capitte ne possède pas toutes les terres de la propriété initiale, les d’Hérissem avaient gardé une partie des terres. Vers 1850, le baron d’Hérissem ne possédait plus que deux parcelles qui passèrent par la suite à Jean-Baptiste Lavendhomme et Nicolas Jurion.

Jean-Baptiste Capitte décéda en 1828 (Ep. F. 79), la propriété passa à sa veuve et ensuite à son fils Herman Capitte (Né à Feluy le 20-1-1768) et à sa fille Antoinette Capitte, épouse de Jean-Baptiste Lavendhomme. Elle habite marche-lez-Ecaussinnes. La veuve Herman Capitte, Marie-Thérèse Delbruyère loue la propriété à Hubert Fournit vers1862. Jean-Joseph Goffin lui succède en 1876.

Les biens furent vendus en 1879 à Léopold Winckel (Né Haut-Ittre 11-5-1837, décédé à Marche-lez-ecaussinnes 10-7-1890, marié à Marie-Jh. Hanique, née à Feluy 25-12-1830).

On retrouve ce dernier payant la rente due au bureau de Bienfaisance, en 1887 « sur la cense du Grand Pâturage dite ferme du Capitaine, sise à Feluy, tenant à Louis Pède, à Pennart, à de Hérissem, le tout contenant Ha ».

Ce fut ensuite Emile Wapelhorst (Né à Feluy le 3-4-1894, époux de Bertha Lavaux, née à Glabais 16-3-1894, qui exploita la ferme.

On trouve également comme fermiers Emile Rousseau (Nivelles 1895- Feluy 1957) et son épouse Rénée Dechief (Rebecq 1903-Feluy 1958).

M. et Mme Vandestraete ont acheté la ferme et l’ont rénovée avec beaucoup de soin, mais en apportant de substantielles transformations aux communs.

Ils louent des chambres d'hôtes qui se trouvent dans le corps de logis et dans les dépendances. Elles sont très luxueuses et décorées avec beaucoup de goût.



samedi 13 mai 2023

                L’occupation du Château de Seneffe par

                      le général von Falkenhausen                     José BUCHET                                                          

Jules Philippson est banquier, propriétaire du château de Seneffe, il possède une ligne de presse en Allemagne et fonde en 1934, l’association des demeures Historiques de Belgique.

En 1939 une Compagnie de Chasseurs à Pied de l’armée belge occupe le château. Cette troupe est chargée de défendre le Canal Charleroi Bruxelles et les Philippson doivent évacuer, ils s’expatrient au Etats Unis.

L’armée française qui déclare la guerre aux Allemands, établit une ligne de défense en avant de leur ligne Maginot et ils se chargent de défendre la ligne de la Dyle. L’armée Belge est regroupée dans le nord, sur la ligne de la Meuse et les forts de Liège, Beverloo, Anvers.

En mai 1940, l’Allemagne entre dans le territoire belge pour combattre la France.

La Belgique ne peut rester neutre et refuse de laisser le passage aux troupes Allemandes. Les premiers combats ont lieu, lors de la défense du canal Bruxelles Charleroi, eut lieu la bataille de la Rocq à Feluy, où les français en pleine déroute font sauter les ponts, coulent les péniches et poussent les habitants à l’évacuation.

Le Château de Seneffe est réquisitionné par l’armée Allemande avec l’intention d’y opérer des transformations pour aménager un lieu de récréation pour les soldats Allemands.

Ce plan de restructuration du château est rejeté par Alexander von Falkenhausen, désigné comme Gouverneur militaire de la Belgique.

von Falkenhausen pour protéger le bien en l’absence des propriétaires, s’installe dans le pavillon Louis XVI et réserve le château pour les réceptions. Son Officier d’ordonnance, von Moltke, un historien, fait l’étude du Château en vue d’une publication. Le château est gardé par la troupe qui loge dans les communs, les bureaux de von Falkenhausen sont à Bruxelles, il ne vient au château que les week-ends et pour les réceptions.

Alexander von Falkenhausen est un aristocrate prussien né en 1878, certainement un antinazi, son frère, ayant été assassiné par les nazis en 1934, il est le neveu de Ludwig von Falkenhausen, gouverneur militaire de la Belgique lors de l’occupation en 1917 à 1918 ; il eut une stricte formation militaire, dirige l’école d’infanterie de Dresde (bombardé et complètement détruit en 1944), il devint le conseiller militaire de Tchang Kaï-check. Il offre son soutien aux conspirateurs agissant pour démettre Hitler, avec von Moltke, le frère de son officier d’ordonnance, de l’ambassadeur von Hassel et von Stulpnagel, il est en relations avec Marie-José Reine d’Italie, sœur de Léopold III et du Vatican, avec le Pape Pie XII. Il est pressenti avec l’accord des Alliés, pour être désigné comme Chancelier du régime intermédiaire.

Après l’échec de l’attentat contre Hitler  du 20 juillet 1944 il est démis de ses fonctions et reçoit un ordre de rappel par Berlin, bien qu’il n’ait pas participé directement à l’attentat. Il sera arrêté, interné à Buchenwald et Dachau, il sera délivré et détenu par les Alliés, il fut confié à la Justice belge en 1951 et  est condamné à 12 ans de travaux forcés (qu’il ne purgea pas).

Il meurt le 31 juillet 1966, à 87 ans, à Nassau en Rhénanie-Palatinat.

 


  Sa déclaration lors de l’invasion de la Belgique : 

Au peuple Belge !

C’est avec le plus grand regret que les troupes Allemandes se voient forcées de franchir la frontière de Belgique. Elles agissent sous la contrainte d’une nécessité inévitable, la neutralité de la Belgique ayant été déjà violée par des officiers français qui sous un déguisement ont traversé le territoire Belge en automobile pour pénétrer en Allemagne.

Belges c’est notre plus grand désir qu’il y ait encore le moyen d’éviter un combat entre deux peuples qui étaient jusqu’à présent, jadis même alliés.

Souvenez-vous du glorieux jour de Waterloo c’étaient les armées Allemandes qui ont contribué à fonder et établir l’indépendance et la prospérité de votre patrie.

samedi 11 mars 2023

 


mardi 10 janvier 2023

A PROPOS DE LA FAMILLE MOORS

 

HENRI MOORS

Né vers 1611, décédé le 12-6-1720 à Bruxelles.

Conseiller et résidant de l'électeur de Cologne.

Il acheta la seigneurie d'Arquennes par engagère le 15 juin 1716 pour la somme de 60.000 florins

Le prince de Berghes continue à avoir le titre de comte d'Arquennes.

En 1712, Henri Moors fait arranger la chapelle du château d’Arquennes, car au commencement du dix-huitième siècle, le château d'Arquennes depuis longtemps abandonné, sembla ressusciter par l'arrivée de la famille Moors. Henry Moors et Marie Moors, son épouse en devinrent les locataires. Ils en firent arranger une place pour la célébration des saints mystères et firent à cette occasion incruster à la muraille une petite pierre sur laquelle on lit encore le chronogramme suivant :

" Moors sponsaqve sVa ConseCrant DIVInitati "

Ce qui en français signifie : « Moors et son épouse consacre ce lieu à la divinité ».

Moors ne survécut pas longtemps à l'arrangement de cette chapelle, qui porte la date de 1719. Il mourut à Bruxelles le 14 août 1720. Il était l’époux  de Marie Moors (° Batavia, † Bruxelles 26-2-1729, enterrée dans le chœur de l’église d’Arquennes sous une pierre ornée des armes accolées de Sibille et de Moors). Celle-ci se remaria à Arquennes le 14 mai 1721 à Maximilien-Joseph de Sibille, écuyer, seigneur de Buisseret.

Par acte du 9-7-1721, Marie Moors avait engagé au conseiller avocat Antoine-François Charliers, en garantie de sommes dues par son époux, la terre, seigneurie et revenus de la baronnie d'Arquennes.

 En 1722, la veuve du seigneur engagiste Henri Moors, achèta une machine d’exhaure, mue par la force chevaline et fit creuser au fond de la carrière un réservoir de 16 pieds (4,88 m) destiné à recueillir les eaux.

 GILLEs-JEAN MOORS

Le 5 septembre 1758, devant le notaire Nuewens, de Bruxelles, renouvelle une convention entre Ferdinand-Gaston-Joseph-Alexandre, duc de Croÿ, prince de Berghes et du Saint-Empire, Grand d’Espagne de première classe, stipulant pour Maximilienne-Thérèse d’Ongnies, comtesse de Coupignies, duchesse de Croÿ, d’une part, et Gilles-Jean Moors d’autre part, relative à la seigneurie d’Arquennes, engagée audit Moors par Dominique-Alphonse, prince de Berghes.

Gilles-Jean Moors s’est marié le 2 mai 1736 à Thérèse-Françoise Jaerens

En 1754, Gilles-Jean Moors, se mêle de prospection d’or, le seigneur d’Arquennes résidant alors à Mont-Houffalize, avait été chargé par Charles de Lorraine d'une prospection des ressources métallifères de l'Ardenne. Dans un des rapports transmis à son digne commanditaire, Moors cite: "Le nommé Houssonloge déclare une mine d'or à La Pisserotte, en terre de Luxembourg. Si Sa Majesté admet sa requéte, le baron de Goswin y fera travailler. Par une lettre du 25juillet 1754, celui-ci m'a répondu que cette mine doit être mélée d’or et d'argent... que le trou est entièrement bouché, difficiIe d'accès parmi des roches extrémement dures.".

 Le 5 avril 1757, Gilles-Jean Moors, acheta à Glimes, le vieux moulin de Thorembisoul pour la somme de 6.200 florins, qui le fit rebâtir et l’exploita.

 Gilles-Jean Moors, châtelain du Mont à Houffalize, s’associa à Mathias Monnoye, maître de carrière, afin d’exploiter des carrières et un moulin à vent qu’il fit bâtir le 16-5-1748, une tour de pierre à laquelle on travaille pour servir à un moulin à vent pour évacuer l’eau des carrières, et y faire en même temps de l’huile.

Le contrat stipule

« Que les meules et bassin nécessaires, pour le dit moulin à l’huille, seront tirés de ladite carrière à faix communs, travaillés, façonnés et placés de même.

Que l’entretien de ladite tour et moulin et de tous instruments, outils et ustenciles y servans sera à fraix communs durant ladite association.

Que le gage ou les gages de celuy ou ceux qui dirigera ou dirigeront ledit moulin et fera ou deront de l’huille, se payera ou se payeront moitié par moitié… »

 N'ayant pu remplir les obligations de l'engagère, la terre d'Arquennes revient au prince d'Albert.

lundi 3 octobre 2022

 


vendredi 23 septembre 2022

LES PROPRIÉTAIRES DE PETIT-RŒULX-LEZ-NIVELLES VERS 1860

 

LES PROPRIÉTAIRES DE PETIT-RœULX-LEZ-NIVELLES VERS 1860

                                                                                                Alain GRAUX       

                                                                                                                                                       

Etant donné le caractère rural de la commune se sont en majorité des cultivateurs et leurs ouvriers journaliers qui sont propriétaires de terres.

Institutions

Les Béguines,

L’église

Les Pauvres

La Commune. Il est à noter que plusieurs propriétés sont de la commune sont partagées en emphytéose[1]

 Métiers                                   Nom des propriétaires

1 berger                                  Charlier Maurice,

1 cabaretier                             Rame François-Jh.

14 cultivateurs                        Botte François*, Charlier François-Jh., Charlier Jean-François, Charlier Maurice, Dancot Jean-Baptiste, Degrez François (Vve.), Destry Louis-Jh., Jasmes Auguste-J., Laurent Jean-Baptiste, Monnoye-Lagneau Augustine (Vve), Rourceaux François, Strannart Jérôme (Vve.), Tumerelle Auguste-Jh., Zébier Jean-Jh. (Vve.).

1 domestique                          Bernard Pauline.

1 fermier                                 Badart Jean-Baptiste[2].

1 gendarme                             Rathé Antoine*.

20 journaliers :                       Adam Pierre, Botte François, Botte Xavier, Brognaux Jean-Baptiste, Chapelin Désiré, Gossiaux Philippe *, Herrent Ignace, Monnoyer Jean-Jh., Mansart Félicien*, Mansart Paul*, Monnoyer Mathieu, Navez Grégoire, Piron Louis*, Sibillle Augustin*, Straunard Jean-Baptiste*, Stronard Auguste, Verly Marie-Claire, Verly-Oloffe Marie-Thérèse (Vve.), Verly Nicolas*.

2 maçons                                Stronard Joseph, Tournay Joseph.

1 maréchal-ferrant                  Godeau Antoine.

8 propriétaires                         Bayot Maximilien, Botte Pierre fils Hubert, Deaune Jh., Fauconnier Henri et Henriette, Hannart Albert (Héritiers), Monnoyé Jean-Baptiste, Rathé François (Vve.)

6 sabotiers                              Benoit Stanislas, Latinie Pierre-J., Sebille Maurice, Souphy Joseph et Pierre,

Ville François.

1 scieur de long                      Botte François

5 tailleurs de pierres               Bernard-Verly Antoine, Latinie Jean-François* et Jean-Louis, Monnoyer Jean, Straunard Jean-Louis*.

1 tourneur en bois                   Monnaie Jean-Jh.

Nivelles

Les Hospices

Propriétaires extérieurs à la localité

Les propriétaires étrangers à la commune le sont par héritage et habitent pour la plupart dans les villages environnants.

 Arquennes

1 cabaretier                             Debienne Nicolas.

1 cordonnier                           Depoitte Adolphe.

1 négociant                             Delannoy Jean-Baptiste.

Braine-le-Comte

1 gendarme                             Naveau Jean-Baptiste.

Bruxelles       

1 médecin                               Pigeolet Arsène-Victor.                    

3 rentiers                                 de Lalaing (Comte), Marque Guillaume, Monnoyer.

Buzet

2 cultivateurs                          Jurion-Stonard Mathilde, Jurion Nicolas.

Charleroi

1 meunière                              Tahon-Chaudron Catherine.

Ecaussinnes-Lalaing

1 rentier                                  Dubois Jean-Baptiste.

Gondregnies

1 propriétaire                          Tahon de la Motte Juliette-Constance[3] (baronne).

La Hestre

1 rentière                                Leclercq Nicolas (Vve.).       

Louvain                    

1 rentière                                 Coqueaux (Vve.).

Mons

1 employé                               Dardembourg Charles.

Nivelles

4 fermiers/cultivateurs          Heuchamps François (Vve.), Lambert Xavier, Leclercq Emmanuel,

                                               Mercier Léopold.

1 marchand de musique          Labalestrie Joseph

2 notaires                                Delbruyère Louis-Nicolas, Delbruyère Jacques-Jules.

5 propriétaires                         Delbruyère Alfred-Albert, Delbruyère Louise-Thérèse Henneau Léopold, Monceau Pierre-Jh., Paradis-Waroquier Albertine (Vve.). 

3 rentiers                                 Bossut Thérèse-Joseph, Hun-Bois-Saint-Jean, Rascart Alfred.

Obaix

1 cultivateur                           Stocq Jean-Jh.

Rêves

Propriétaire                             Lutte Marie-Louise.

Thines

1 fermier                                 Cumerelle Hubert.



[1] Les noms suivis d’un astérisque sont des propriétaires emphytéotiques avec la commune de Petit-Rœulx-lez-Nivelles

[2] Jean-Baptiste Badart est propriétaire d’un moulin à eau et à vapeur et sucrerie.

[3] La comtesse Emile-Henri d’Oultremont, baronne Tahon de la Motte, héritière des seigneurs féodaux du village, est la plus grosse propriétaire du village. A noter qu’elle possède entre autres d’une distillerie et d’une brasserie.

 

lundi 27 juin 2022

LA FERME DU WESPRIN A FELUY

 LA FERME DU WESPRIN A FELUY

   Alain GRAUX

 

La ferme du Wesprin, une des plus anciennes connues de Feluy, est aussi appelée ferme des Ricolettes.

 On trouve peu de textes parlant du Wesprin à ses débuts. On ne trouve que des textes parlant des terres touchant au Wesprin et donnant ainsi quelques précisions sur ses propriétaires.

La première mention connue du Wesprin date du 5 septembre 1279. Le Vesprin (Wesprin) est cité lors d'un arrangement entre l'abbaye Saint-Feuillien et1'abbaye de Bonne Espérance au sujet de terrains à mettre en culture « toutes terres seront à commun dîmage sauf cinq bonniers réservés en totalité à l’abbaye de Bonne-Espérance et au curé de Feluy si le vivier du Wesprin est mis en culture… »[1]

En 1421, on cite « …Le dict Michaulx Lambinet de Feluy 'vend au dict collart le Chien ossy demorant à Feluy pour la somme de 100 Livres tourn. un petit pret gisant emprès le Wesprin »

Le 11 novembre 1444, on trouve « …en une autre pièce trois bonniers de terre gisant derrière la prairie des chevaulx de la ditte Maison de Croncul, desoubz le fournil tenant as terres de la Maison dou Wesprin et tenant de deux cens as onze bonniers de la ditte maison de Croncul… »

 En 1480, un chirographe du greffe scabinal de Feluy cite « …et Ernoul Franckart demorant au Wesprin… »

La famille Frankart (Franquart) tiendra la ferme du Wesprin jusqu’au XVIIe siècle.

 En 1482 Tassart Descamps vend à Jehan de Lenselle, mayeur de la seigneurie de l’Escaille un demi bonnier de terre labourable emprès le Wesprin

 Le 3 juillet 1488, Tassart Gillon vend à Hannot Franquart demorant au Wesprin «  demy journel de pasturaige gisant à le Haye au Fau tenant de trois costés aux héritaiges du Wesprin »

Le 26 août' 1492. Comparut Nicolle-Gillion curé d’Arquennes etJehan Frankart laboureur au Wesprin  au sujet de rentes dues à l’église Saint-Feuillien sur des terres gisant à Feluy.

En 1501, on cite Jehan Frankart du Wesprin, L’année suivante, Arnoul Maissette demeurant  à Feluy donne à rente à Henry Goffe « ung bonnier de pasturaige gisant au lieu condist le Wesprin pour trois vibvres six solz de rente annuelle »

 En 1522, Guillaume Frankart, fils de Jackemart Frankart lui succède comme l’atteste un texte du 16 janvier 1590, parlant de Remy Moreau (son petit-fils)

 En 1528. Gertrude Le Clercq, veuve Jacquemart Franquart du Wesprin et Jacquemart Frankart son fils «  remonstrent comment au traicté de mariage dudit Jacquemart Francquart avec Anne Hanicq fille de feu Anthoine Hanicq qu'il délaissa de Isabeau Descamps, il avoit esté dist et escript que le dict Jacquemart Francquart estoit de présent  héritier joyssant et possessant, la maison, chambre, édifices, granges, estables, etc.., du Wesprin sauf en ce que la dicte Gertrude la Clercq, sa mère joyssoit de la moictié sa vie durant seulement.

Ainsy estoit ledit Jasqt  Franquart héritier sauf le viage de sa ditte mère de huit parties, les deux en pluisieurs héritaiges de mainferme gisant sous les Seigneuries de Feluy et de l’Escaille, le-dict Jacquemart par amour fraternel promet de s'en déshériter au prouffit de Guillaume Franquart, son frère comme de ses quattre sœurs cy après dénommées pour pouvoir joyr après le trespas de leur ditte mère.

Gertrude le Clercq se déshérite de tout ce qui provient du patrimoine de son feu marit sauf de son viage en faveur de Guillaume Franquart, son fils, de Jehan de Court. marit de Jehenne Franquart, de Noulart des Pierres marit de catherine Franquart, de Jehan des Champs, marit de Barbe Franquart et de Michel des Bailles ayant espouzé Isabeau Franquart. Les dits Gertrude Le clercq et Jacquemart Franquart renonchent bien et suffisamment à tous leurs biens et les lieutenant de mayeur et eschevins en adhéritent pour eulx et leurs hoirs, Guillaume Franquart, Noulart des Pierres, Jehan des Champs et Michel des Bailles »

 Le 23 décembre 1546, Jacquemart de Fer vend à Jacquemart Franquart du Wesprin un bonnier et demi de pré gisant au Wesprin.

 Le 11 novembre 1565, on cite.. « ... Premier trois journ. de pretz ou environ, gisant au Pont du Wesprin ten. au chemin ven. du bois de Haurœulx à Feluy... Item six journ. de pasturaige ou environ ten à la court de la censse du Wesprin aussi au chemin ven. de la censse du Clerbois à Felluy et au pasturaige dudit Wesprin »

 1586. Remy Moreau et sa tante Catherine Franquart doivent une rente au nom de Guillaume Franquart du Wesprin dit Grand Peyne, « sur deux bonniers et demy journels de terre emprès le buisson Lagache  qui fu à Jan Franquart... »

 En 1589, Remy Moreau, venant d’Eustace son père, paravant Guillaume Franquart du Wesprin, son grand père, doit « sur ung predt gisant à la fontaine au Wesprin qui fut à Guillae Le Heez, 4 livres 12 sols »

 Le 28 février 1625, le seigneur de la Rocq, Grégoire du Parcq, mourut. Dans le relief effectué pour sa fille Isabelle, on dit qu’elle possédait une rente due sur 24 bonniers d’héritage de la cense d’Antoine Franquart au Wesprin.

Le seigneur de La Rocq possédait à Feluy une rente féodale de 16 florins sur le Wesprin et un fief d’un demi-bonnier de pré.

 Le 23 août 1657, Jeanne Faulconnier, veuve Antoine Franquart achète pour elle et ses hoirs, une rente que doit « la veuve et hoirs Leleu, sur sa maison, jardin, payschys gisant audit Feluy proche le Wesprin, contenant demy bonnier tenant à Antoine Lisse, aux hoirs Sébastien Gaudré, au chemin allant duit Feluy au Clerbois et à Jean Surin »



[1] Copie du XVIIe siècle. Séminaire de Bonne-espérance, t. XVIII, f°73, v°

En 1661, Marie Wauquet, veuve Nicolas de Ronquières, d’Estinnes, vend une maison à Philippe Derbaix, censier du Wesprin, et ce, au profit des enfants de feu Jean Hayne et d’Antoinette Del Moictié, c’est-à dire de Jean, Jenne, Gertrude et Marie Barbe Hayne

 Jean Taminiau est le censier locataire du Wesprin en 1680

 Comme dans toute la région, les guerres de Louis XIV ne firent que des dégâts[1].

Le 10 août 1689, l’armée hollandaise fourragea les campagnes du Wesprin

Le 3 juin 1693, le censier du Petit Courrière eut son cheval tué sous lui, les fermiers de l’Escaille et du Wesprin indemnisèrent cet homme courageux en lui donnant 35 écus.

Le 6 septembre 1693, une troupe bleue vint enlever les chevaux et les vaches du Wesprin

Le 8 septembre 1695, une troupe de fantassins vint causer des désordres au Wesprin. Elle fut repoussée par des habitants armés.

 A la fin du XVIIe siècle le Wesprin appartient à Marie-Cécile Derbaix

En 1696, Louis Delrue a nanti dans les mains de Nicolas de Mons, mayeur de Feluy 240 livres pour les capitaux d’une rente de 15 livres qu’il doit à Marie-Cécile Derbaix sur ses propriétés du Wesprin.

En 1697, Jean Gaudré vend à Marie-Cécile Derbaix, sa belle-fille, une rente de 15 livres sur la maison, étables, terres dites le Wesprin

 La ferme et 7 ha de prairies du Wesprin furent vendus à Nicolas Marcq, par acte passé devant les échevins de Rebecq le 22 mai 1726.

 Le 26 octobre 1809, par succession le bien passa à ses neveux et nièces de Nicolas Marcq, Ces héritiers sont[2] :

Herman Joseph Capitte, propriétaire à Feluy;

Marie Thérèse Ghislaine Capitte épouse Jean Baptiste Rommel, rentier à Bruxelles;

Marie Albertine Ghislaine Capitte épouse Jean Baptiste Boisacq, rentier à Malines;

Nicolas Joseph Capitte, marchand de pierre de Feluy en son nom et comme tuteur de Marie Elisabeth Dumont, mineure, (héritière par sa mère Alexandrine Marcq qui était ia nièce du défunt) par délibération des parents et Juge de paix, de Jacques Delattre, journalier domicilié à Feluy; de Marie-Claire Delattre veuve de Pierre Bourret de Feluy et de Augustine Joseph Delattre veuve de Joseph Léonard, de Feluy.

Le notaire fit alors l'inventaire des biens :

Composition de la maison: Cuisine" vue sur le jardin; laverie, grenier, au dessus de la laverie, petit cabinet





[1] STROOBANT C. Histoire de la commune de Feluy

[2] A.E.M. Enr. 50A/3.


                                                    Photos d’une cheminée intérieure (1982)

 Rez-de-chaussée communiquant avec la chambre du défunt; cave, chambre Jacques Delattre au dessus, cuisine, grenier au dessus de cette place;

Fournil au bout du jardin, cave du fournil;

Etable attenant à l'écurie,

Place dite brasserie contigüe aux étables;

Ecurie attenant au corps de logis;

Charty sur la prairie, grenier du Charty, grange, étable aux cochons attenante à la grange;

Charty attenant à la grange, greniers au dessus des chevaux et au dessus des vaches.

Cour.

Fabrique de pannes et carreaux en ladite commune;

Hangar à sécher les carreaux attenant à l’ouvroir. Cour de ladite fabrique.

Foumil attenant au corps de logis; salle au rez-de-chaussée prenant vue sur la cour et jardin où ledit Marcq est décédé, grenier au dessus de la maison.

Ancienne chambre a coucher du défunt au premier. La grange est composée de 5 maffes (gerbiers).

Dans la fabrique de pannes et carreaux on trouve entre autres: 3 bancs à fabriquer, un banc à séchoir, un moule pour grands carreaux, un pour petit, un pour pannes, un pour « festiaux », un « étot » à fabriquer ainsi qu'une roue a tourner la poterie. Dans le hangar à sécher les carreaux, dix « lambordes » pour sécher, une brouette, vingt perches à sécher. 

Dans la cour de la fabrique: 6000 petits carreaux cuits.- 2600 plus grands.- 3000 pannes.

Dans le hangar: 9000 petits carreaux non cuits.- 2600 plus grands.- 3000 pannes.

Dans le hangar: 9000 petits carreaux non cuits, 300 grands non cuits.

Dans le fournil corps de logis: 1900 pannes non cuites.

Grenier au dessus de l’ouvroir: 30 sacs de braisettes pour la cuisson des carreaux.

Cour: 4 monceaux de gros bois, 4 de ronds, 1500 ramettes.-

 Le 13 novembre 1809 tout est mis en vente publique. Le bétail semble correspondre à l'inventaire. Le montant total des enchères s'élève à1559, 66 Frs. Fait et adjugé et clos en la mortuaire au Wesprin en présence de Jacques Remiens, brasseur, et de Célestin Tamineaux, cultivateur, tous deux de Feluy, témoins.

Le tout est acheté par Godefroid Adrien Frize, juge de Paix du canton de Seneffe et Augustin Joseph Frize, son frère. L’héritage du Wesprin que les sieurs Frize ont acquis des héritiers de feu Nicolas Marcq fut réalisé devant Maître Clément Joseph Delbruyère à Charleroi, par jugement du Tribunal de première instance de Charleroi le 26 octobre 1810.

Le 23 mars 1811, André Englebin, cultivateur a Ecaussinnes d'Enghien et Marie Thérèse Pouillart son épouse louent le Wesprin par bail à ferme pour 9 années (commencée le 1er mars). Les frères Frize se réservent l'occupation de plusieurs pièces et notamment celle appelée "laboratoire".

 Le 24 juin 1812. Herman Joseph Capitte propriétaire à Feluy, agissant en son nom et pour d'autres héritiers, notamment Nicolas Joseph Capitte, marchand de pierre, pour lui et comme tuteur d'Élisabeth Dumont donne main levée pour inscription à leur profit contre Godefroid et Adrien Frize de Feluy pour sûreté d'une créance de 15.000 frs (procès-verbal d'adjudication) sur le premier lot composé d'une Ferme dite Wesprin avec 7H 50 a de jardin, houblonnière et prairies, terres arables à Feluy tenant au chemin qui conduit de Feluy à Ronquières de deux côtés, au chemin qui conduit au Bois d’Horrues, et à Nicolas Capitte.

Le 6 octobre 1818, les frères Frize renouvellent le bail à André Englebin et son épouse Marie-Thérèse Pouillart.

 Il est probable que Sylvie Huet, propriétaire à Bruxelles, soit devenue héritière des Frize, et donc, du Wesprin. En 1862, elle renouvelle le bail des époux Englebin-Pouillart.

Le 21 août 1869, un incendie se déclara dans la grange de la ferme, alors occupée par la veuve André Englebien.

 En 1873, c’est le notaire Florent Castelain, de Seneffe, qui devient propriétaire de la ferme. Le 23 mars 1873, il fit réaliser un projet de drainage d’un terrain de 3ha 44a pour la somme de 980 Fr. 52 cts.

La ferme passa ensuite aux mains du curé d’Ittre, Théodore Tricot. Il en fit don au Bureau de Bienfaisance de Bornival, qui avec la fusion des communes passa au C.P.A.S. de Nivelles.

La famille Guillaume a tenu la ferme du C.P.A.S. pendant près d’un siècle.

Pendant la période révolutionnaire française, les Guillaume habitaient une maison au centre de Feluy, elle accueillit des Récollets de Nivelles pourchassés par les révolutionnaires. Les  Pères récollets y célébraient la messe en cachette, d’où le sobriquet attaché à la famille Guillaume et qui se porta sur le Wesprin « Cince dou Ricolette ».

D’abord Jules Guillaume[1],

René Guillaume[2] fut fermier du Wesprin, et à sa suite, son beau-fils Marcel Druet[3]. Ce seront les derniers fermiers du Wesprin.

C’est le notaire Jean-Marie Debouche qui racheta le Wesprin, il en fit la restauration, actuellement c’est son fils, le notaire Gérard Debouche, qui en est propriétaire.





[1] Guillaume Jules, ° Feluy  8-3-1843, x 26-5-1873, Ghislain N.N.

[2] Guillaume René, ° Feluy 17-2-1878, x Lory Blanche, ° Monstreux 13-11-1884

[3] Druet Marcel-Louis-Charles-Ghislain, ° Bornival 12-11-1916, †Feluy 2-9-1979, x Feluy 9-2-1946, Guillaume Lucienne-Julie-Léonie-*Ghislaine, ° Feluy 10-1918.